Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 08:37

LEVOYEUR audebutetaitlecommencement

LEVOYEUR pagesprecedente rouge

 

... et j’étais très loin de trouver la réponse.

Avec Anne-Sophie, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : C’est forcément technique. Il y a forcément une explication logique. D’abord,  comme tout scientifique qui se respecte, je me devais de réitérer l’expérience pour voir si les mêmes causes produisent les même effets. Aucun doute à avoir sur ce point. A chaque orgasme, Anne-Sophie me plantait ses ongles dans la peau et me susurrait à l’oreille une suite différente de chiffre. Mais une fois, j’ai eu l’idée de coller un dictaphone sous l’oreiller afin de percer définitivement le mystère.

« 22,25 + 2,34 à 24,32 6,35 – 0,36... »

Cela ne voulait rien dire, j’essayai de décoder façon une lettre équivalant à un chiffre : A égal 1, B égal 2, etc. Rien n’y faisait. Mais j’étais persuadé d’une chose : cela avait une importance capitale pour elle. Notre relation entrait dans une intensité non atteinte auparavant, et je savais que si je lui posais la question directement, je perdrais de la crédibilité à ses yeux. Je me devais de trouver la réponse seul. Et puis un jour...

Je dégoulinais littéralement de mon « Combi » canapé/lit/baisodrome, emmitouflé dans une mollesse bienheureuse, la marque de l’oreiller en travers de la joue et la bave coulant à la commissures de mes lèvres, à deux doigts de la mort cérébrale du téléspectateur qui regarde la publicité sur TF1. Je zappais frénétiquement au hasard des chaînes sans réellement regarder, quand soudain, je tombais de tout mon poids sur le sol.

BRÔÔM !

Je me redressais aussitôt, totalement happé par l’émission de télé. J’étais sur une chaîne financière. Durant mon demi-coma, j’avais entendu quelque chose de frappant. J’augmentais le son et soudain la révélation. Les chiffres que me susurrait Anne-so’ n’était que des cotations en bourse, ennoncées par le journaliste, avec la rapidité d'élocution du commentateur, d'une course de chevaux à Vincennes :


" CARREFOURASI passe à la corde avec 38,24, suivit de prêt par Société Générale du Pommeau qui grignote à 45,33, + 0,40 %, VINCI BISCUIT rattrape son retard à 36,77, tandis que VIVENDIDEAL du Gazeau prend la tête de la course..."


La suite de chiffre n’avait rien d’anodin. Je m’étais plus particulièrement intéressé à une cotation, essayant de retracer le prix ainsi que l’augmentation sur un site internet, mais rien ne correspondait sur les trois derniers mois. Ce n’est que le lendemain que je compris. Anne-sophie, durant son orgasme me donnait les cotations à venir avec une précision effrayante. Mieux que les chartistes, mieux que les « chandeliers japonais » mieux que les analystes financiers, Anne-Sophie était une valeur sûre de la finance et c’est sûrement pourquoi elle y était au sommet et bonne conseillère. Aussitôt inscris sur BOURSORAMA, je jetais dans l’arène financière toutes mes économies, normalement prévues pour les travaux dans mon appartement, et à ma grande surprise, les prédictions orgasmiques d’Anne-Sophie furent justes. A chaque orgasme, les plus-values tombaient. En assurant de bons « allés et retours » dans Anne-Sophie, elle me permettait de faire de bons « allés et retours » sur les marchés. Proprement hallucinant.

Vous comprenez maintenant comment j’ai fait pour rembourser le prêt de mon appartement et devenir très vite propriétaire.

Anne-sophie était totalement libérée et assumait même le pseudo qu’elle avait choisi. Elle considérait notre relation comme un sport, comme une discipline, comme d’autres vont au fitness, elle avait son coach personnel et intime. Sexe et argent ne font pas bon ménage, je vous disais page 7...

Je m’étais trompé de raisonnement.

Pendant les courts moment où nous nous voyons,  nous ne parlions de rien d’autre. Elle, trop intéressée par prendre du plaisir, moi trop intéressé par l’évolution des indices boursiers. Finalement en amour, il n’y a que l’argent et le sexe qui compte.

Laissez tomber la dernière phrase...

C’est le genre de banalité dont on peut se passer.

Les pauvres baisent parce qu’ils n’ont pas d’argent à dépenser, les riches dépensent parce qu’ils ne savent pas prendre de plaisir autrement.

Mais il y a de cela quelques temps, Anne-sophie a traversé une crise...

 

LEVOYEUR pagesuivante rouge

 

Société générale du pommeau...

J'en rigole encore...

A plus !

Par pascaldinot - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 11:15

Spéciale pour nounedeb... sibyllin...

(Un chiffon, font font)

 

Instruments à vent ou instruments à cordes ?

Un instrument à cordes s'accorde avant,

tandis qu'un instrument à vent s'accorde au souffle,

au souffle du désaccord des deux instruments.

Qui sème le vent récolte la trompette ?

Flûte, il pleut des cordes,

nous n'iront plus hautbois.

C'est d'accord ! Arrêtons de faire du vent.

Accordons nos violons.

Faut-il avoir plusieurs cordes à son arc?

L'arc est un instrument de musique à une corde ?

L'archer utilise un archet pour tirer une note ?

Étrange que l'on puisse par un souffle,

faire vibrer les cordes vocales.

Qui sont les deux à la fois :

Instrument à vent et à cordes.

La voix.

La voix qui sème le vent de la discorde.

La voix qui accorde à l'unisson.

 

Pascal DINOT

 

 

 

 

 

 

Par pascaldinot - Publié dans : Petites phrases sans conséquences - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 09:00

Dans notre monde,

tout est axé sur l'argent.

C'est d'ailleurs pour ça que

l'argent est taxé sur

tout le monde

 

Pascal DINOT

Par pascaldinot - Publié dans : Les pensées du soir et du matin - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 11:32

LEVOYEUR audebutetaitlecommencement

LEVOYEUR pagesprecedente rouge

 

Maîtriser, maîtriser, il faut maîtriser, tu dois maîtriser.

Elle collait sa tête dans le creux de mon cou, tandis que je posais ma main sur sa cuisse, puis je remontais le long de ses hanches, lui caressant le dos, puis sa nuque. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés dans cette position, mais j’étais bien. Apaisé. Anne-Sophie partait de très loin, dotée d’une imperméabilité aux sentiments et refusant le plaisir charnel, elle commençait tout juste à découvrir son corps. Ce fut pour elle une grande victoire et ce n’était que le début d’une longue suite de rendez-vous parfois tendres, parfois chauds. Son désir d’apprendre dépassait l’entendement et parfois même, me mettait dans des situations cocasses et/ou embarrassantes. Regarder un film pornographique avec Anne-Sophie n’avait rien d’excitant. Tandis que les acteurs s’en donnaient à cœur joie sur l’écran, elle analysait la scène. Et quand je dis « analysait » :

« Pourquoi ils attachent la fille au lit ? Je ne comprends pas. » me demandait-elle

« Euh, je sais pas ! pour l’humilier, pour la soumettre, peut-être » répondis-je

« Elle n’est pas déjà soumise ? Elle n’a pas envie de se faire prendre ? »

« Mais j’en sais rien ! Peut-être qu’elle aime ça ! »

Et aussitôt, je la vois partir pour revenir s’installer sur le canapé dans une position très équivoque, avec un bloc-note et un crayon.

« Je peux savoir ce que tu fais ? » Lui demandais-je calmement.

« Cela ne se voit pas ? Je prends des notes ! » Me répondit-elle avec évidence.

Et ce n’était que le début. Elle était partie dans l’idée qu’elle n’était pas totalement soumise et que la corde était devenue un accessoire, lui donnant la possibilité d’accéder à une forme de plaisir, inconnu jusqu’alors. Elle ne gérait pas sa vie sexuelle en fonction de se qu’elle ressentait, mais plus en fonction de ce qu’il y avait à faire. On était dans la gestion de projet avec maîtrise d’ouvrage et maître d’œuvre.

Très excitant ! N’est-ce pas ?

Nous partîmes pour un magasin de sport genre « Décathlon » à la recherche de cordage. S’agaçant de ne voir aucun vendeur venir la servir promptement et servilement, elle décida d’aller se servir toute seule.

« C’est un monde tout de même. Je n’ai jamais été humiliée de la sorte ! » Me lança-t-elle, furibarde.

« Toi qui voulais te faire humilier, je trouve que c’est un bon début... » Ironisais-je

Quand enfin un vendeur, nous voyant manipuler les cordes, vint nous aider :

« Bonjour, c’est pour faire de l’escalade ? »

« Enfin ! Vous voilà ! » S’exclama-t-elle vigoureusement «  Et non, ce n’est pas pour faire de l’escalade. Je souhaite me faire attacher à un lit, pour que mon ami puisse me prendre sexuellement à sa convenance et me soumettre à sa volonté. Mais dans le film CHAUDASSES EN RUT il n’est nul part fait mention du métrage de corde nécessaire, pouvez-vous nous aider ? » Demanda-t-elle le plus sérieusement possible en sortant le DVD de son sac à main.

Je crois que tout le magasin a entendu mon éclat de rire en voyant la tête du vendeur.

« Quinze mètres... minimum ! » M’assura-t-il « Je vous mets des mousquetons ? C’est la maison qui offre ! »

Et s’il n’y avait que cela. C’était à l’hôtel, durant l’après-midi, elle avait acheté des sous-vêtements affriolants valant deux fois mon salaire mensuel, pour m’en faire profiter. Elle avait décider de me faire plier sous son charme. J’avoue qu’il n’y avait pas grand chose à faire, mais c’était la première fois qu’elle eut un orgasme. Terrible, fracassant, explosif, sa féminité à l’apogée. Chaque femme s’exprime différemment durant un orgasme : contenu ou très expressif, immobile ou gesticulant. Anne-Sophie était vraiment pas comme les autres. Elle s’agrippa à moi, me planta ses ongles dans la peau et me dicta dans le creux de l’oreille une suite de chiffres incompréhensibles et sans suite logique. Je l’ai senti très émue et j’espérais pour elle que son orgasme n’était pas une découverte. Par contre il me fallait résoudre une énigme mathématique et j’étais très loin de trouver la réponse..

 

LEVOYEUR pagesuivante rouge

To be continued

Pascal

Par pascaldinot - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 15:55

 

LEVOYEUR audebutetaitlecommencement

LEVOYEUR pagesprecedente rouge

 

0 : 00 - Ne pas paniquer, ne pas se précipiter sur les issues de secours, c’est trop tard.

C’était totalement inhumain de faire ça. Comme le chat joue avec sa souris pas encore morte, juste pour le plaisir de tourmenter. Nous venions de passer dans une autre dimension où je comprenais doucement que le chasseur était aussi le chassé, et inversement. La lionne avait dû m’observer de son repaire pour connaître mes habitudes, pour s’adapter, pour agir avec circonspection et efficacité. Il n’y avait rien de sexuel, ni de sentimental, ni aucun rapport amoureux. C’était du jeu. Elle voulait jouer et perdre avec panache. Je devinais immédiatement que les mots allaient être superflus, que la taille de mes muscles importait peu, que la couleur de mes yeux comptait moins que les paroles de mon regard. Dépouillé de mes armes, j’en était réduit qu’à une seule chose : Un désir ardent. En plus de te pourrir la tête, elle pense comme toi, prévoyant toutes tes réactions, anticipant tes moindres gestes. Même le dos au mur, elle arrivera à être derrière toi.

Quand il s’agit de prévoir, ton maximum à toi, c’est son minimum à elle.

Elle était belle, le visage fin, aucune crainte ne se lisait sur ses traits. Je pouvais même deviner un très léger sourire se dessiner à la commissures de ses lèvres pâles. De l’espièglerie ? Elle s’avança, féline, et m’invita à la suivre d’un coup de charme que je pris somme un uppercut. Elle était comme une fleur parmi ces nouvelles constructions qui pouvaient bien s’écrouler.

Einstürzende Neubauten, Blume

pour toi je serai une chrysanthème...

 


Je la laissais s‘éloigner de quelques pas, profitant à son passage du parfum dans son sillage. Je suivais la « céleste fille multipliée », hypnotisé par sa grâce, comme le pendule hypnotise au balancement de ses hanches et au rythme régulier du claquement de ses talons sur le parvis. J’essayais de contenir mes pensées, sachant pertinemment qu’il n’arrivera rien de sexuel. Ce n’était pas le but. Jusqu’à l’entrée du parking, nous n’avions pas échangé une seule parole. Comme deux inconnus côte à côte, ayant un destin différent, mais le même désir. Elle présenta un badge pour déverrouiller la porte d’accès. Nous entrâmes. Elle se présenta devant l’ascenseur, appuya sur le bouton. Je me plaçai sur son côté gauche. Les portes coulissantes s’ouvrirent dans un souffle. Je la laissai entrer en premier, par galanterie. Dans l’ascenseur, je n’ai eu le droit qu’à un regard rapide et fugace. Suffisant pour me mettre le feu. Tout n’était devenu qu’angoisse de tout rater à quelques instants de notre premier contact. Ses talons claquaient si fort dans le parking que le bruit me résonnait, comme autant de coup de canon dans ma tête. Elle s’arrêta au niveau d’une Porsche. Elle côté conducteur, moi côté passager, nous étions debout, nous regardant par-dessus la voiture de sport. Son attitude changea du tout au tout. Je la vis déglutir avec difficulté. Sa respiration était devenue plus forte et puis elle déverrouilla la condamnation centralisée des portes. Le bruit mécanique en résultant sonna pour Anne-Sophie exactement comme l’objectif demandé : une condamnation. Condamnée à s’abandonner. Nous rentrâmes dans la voiture.

Anne-Sophie était devenue très nerveuse, tendue. Elle n’avait de cesse que de réajuster ses vêtements, sa jupe, son chemisier, ses cheveux. Maîtriser, maîtriser, il faut maîtriser, tu dois maîtriser.

Dans cette situation, elle ne maîtrisait plus rien.

Quand il s’agit de sentiment, son maximum à elle, c’est ton minimum à toi.

Je me tournais vers elle. Anne-Sophie était stoïque attendant que je la dévore. Je posais ma main sur son ventre ferme. Elle tremblait comme une feuille au vent. Son cœur devait battre à tout rompre. Elle posa sa main gauche sur la mienne et la glissa dans la manche de mon blouson, pour venir me caresser le dessous de l’avant-bras du bout de ses doigts. Elle regardait droit devant elle. Je m’approchai délicatement afin de ne pas l’effrayer. Je fis glisser adroitement le bord de mes lèvres entre le haut de son cou, le dessous de son oreille et le début de sa joue. Et comme un cambrioleur trouve la combinaison d’un coffre-fort, elle céda sans forcer. Elle ne tremblait plus, sa respiration était régulière, ses gestes doux et délicats. Nous nous embrassâmes longuement.

Son haleine était mentholée.

Maîtriser, maîtriser, il faut maîtriser, tu dois maîtriser...

 

LEVOYEUR pagesuivante rougeA dimanche 12 septembre

(Pour nounedeb : Je me suis appliqué, cette fois...)

BizZz à plus

Par pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 18:28

 

LEVOYEUR audebutetaitlecommencement

LEVOYEUR pagesprecedente rouge

C’est difficile de juger.

Dans mon cas je me demandais si je n’allais pas finir pantouflard et moustachu, marié avec Julie dans un pavillon de banlieue. Quand soudain, un SMS :

« RV ce soir la défense tour SG 20h anne-so »

 

l'ode à la joie résonnait dans ma tête ! Les affaires reprennent !

La Défense, le paradis des agents de sécurité. Que des IGH. Immeuble de grande hauteur. Avec un peu de chances des vacations de vingt quatre heures : vingt quatre heures de travail et deux jours de repos. C’est confort, parce qu’en en terme de sécurité incendie, l’IGH c’est une « Rolls-Royce » Pour sensibiliser les agents à la sécurité incendie en IGH, ils sont tous obligés de regarder « La Tour Infernale » avec Steeve MacQueen. Ils n’en tirent aucune leçon, Ils ne peuvent pas, ils sont tous pliés en quatre. Il a mal vieilli ce film, qu’est-ce qu’on rigole. Les tours jumelles, au fond, à gauche de l’arche. Par précaution, j’avais pris des mesures de surveillance de la zone. Je savais qui je cherchais. Je changeais d’emplacement souvent tout en restant le plus discret possible. Et j’étais venu avec trente minutes d’avance. En vain, car elle était déjà là. Elle m’observait depuis mon arrivée. Maîtriser, c’est son truc, il n’y a pas à tortiller du cul. Quand toi tu penses que tu as pris les mesures maximum, ton maximum à toi, c’est son minimum à elle. L’heure du rendez-vous était passée de quelques minutes et déjà je m’impatientais. Quand, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu la chair de poule. Une sensation étrange. Comme si je savais inconsciemment une chose allait arriver sans pouvoir l’expliquer, sans pouvoir y coller une définition. J’étais dans la réaction basique. De ce qui est commun chez l’animal, mais plus chez l’homme. Un de mes sens avait détecté un truc et avait déclenché l’alarme restreinte au PC sécurité.

4 : 59 avant que l’alarme d’évacuation générale se déclenche...

Une levée de doute s’imposait. Rien à l’horizon, elle n’était pas dans mon champ de vision.

4 : 30 - Pas de bruit, non plus. Quelques jeunes cadres bruyants sortaient des tours jumelles pour aller boire un coup au café du coin.

4 : 15 - Une odeur suspecte me parvint aux narines. Légèrement sucrée, fruitée. Comment pouvez-vous expliquer ceci : reconnaître une odeur que vous n’avait jamais sentie, que vous ne pouvez pas identifier, que vous n’arrivez pas à relier à un événement, et que, pourtant, vous savez familière. C’était exactement cela.

3 : 15 - Pas une odeur remontant à mon enfance, ni provenant de mes voyages.

2 : 45 - C’est un événement relativement proche.

2 : 30 - Ni de cuisine ou de gâteaux maternels où l’on se brûlait les pognes et la langue d’impatience.

2 : 15 - Très proche.

2 : 00 - Dans un magasin. C’était dans un magasin.

1 : 45 - Très très proche.

1 : 30 - Dans un magasin de fringue ! Mais pourquoi je me souviens de ça ?

1 : 00 - Quasiment à côté

0 : 45 - Il y eut une étincelle dans ma mémoire. Cette odeur était un parfum. Son parfum. Le parfum que j’avais senti à l’emplacement exact dans le magasin où je l’avais vu pour la première fois.

0 : 30 - Elle était juste derrière moi.

Etrangement je ne fus pas surpris quand je tournai doucement la tête. Elle était là, tapie dans l’ombre, attendant que je la découvre. Elle se tenait debout, sa petite sacoche collée contre ses cuisses et tenue à deux mains par la poignée, comme une écolière. Le port de la tête altier. Sa tête était bien décollée de son corps, tête se finissant par une belle queue de cheval. Ses épaules bien jetées en arrière. Une posture digne d’une femme du monde, un peu engoncée dans un tailleur cintré. Elle avait le regard d’une lionne. Le regard du félin qui va fondre sur sa proie.

Les lèvres et les genoux serrés. Froide comme le béton de La Défense.

Elle chassait sur son territoire.

0 : 00 - Ne pas paniquer, ne pas se précipiter sur les issues de secours, c’est trop tard.

 

LEVOYEUR pagesuivante rouge

 

Page 12 pour le jeudi 9 septembre

Bizz all ! Pascal

Par pascaldinot - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 09:00

Quand un gangster étale de la peinture au plomb, il fait toujours cela au pistolet.

question de principe.

 

Pascal DINOT

Par pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - Publié dans : Les pensées du soir et du matin - Communauté : Les " Pascales"
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 17:00

Il est de très mauvais goût d'exécuter une pendaison par temps de pluie...

surtout s'il pleut des cordes...

 

Pascal

Par pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - Publié dans : Les pensées du soir et du matin - Communauté : Les " Pascales"
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 12:51

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J’avais tourné la tête une demi-seconde et elle avait disparu.

Merde !

J’étais soudainement en mode « flic » m’apercevant que ma filature m’avait glissé d’entre les doigts. Je traversai la rue me moquant des véhicules qui klaxonnaient. J’ai déboulé dans le magasin, attirant tous les regards sur moi.

« Vous désirez ? »

« Je... Vu n’avez pas vu, une femme brune, peut-être la trentaine, européenne, environ un mètre soixante dix, sortir du magasin, à l’instant. »

« Non, je suis désolé »

Menteuse va ! Voyant que je gênais un peu la vente de fringue valant au minimum, mon salaire mensuel. Je tournai les talons pour sortir. La vendeuse ne m’avait aucunement menti, bien au contraire elle m’avait rapporter la stricte vérité, en affichant un sourire que je croyais anodin, mais qui était bien malicieux. Anne-Sophie n’était pas sortie du magasin. Ce dernier appartenait au mari d’une de ses amies, styliste, et parrain du site de rencontre. Elle s’en servait pour observer tous les hommes avec qui elle avait un rendez-vous. Elle était cachée à quelques mètres de moi, écoutant mes paroles. Plus tard elle m’avoua que jamais un individu avec lequel elle avait eu un rendez-vous ne s’était approché autant que moi et c’est ce qui la décida pour l’heureuse suite. Me concernant, j’avais de la lave qui me coulait dans les veines, jamais une fille ne m’a pourri la tête comme ça. Je la voyais encore et toujours, la main sur la vitrine essayant de me souvenir du moindre mouvement de ses lèvres pour traduire ses paroles. Je ne voyais qu’elle.

 

 


karajan - beethoven, symphonie n.7/ 2ème mouvement
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La symphonie N°7 deuxième mouvement de BEETHOVEN résonnait dans ma tête, exprimant avec justesse la souffrance et le tragique de ma situation des jours qui suivirent. Je me désespérais de n’être qu’un « autre » sur une longue liste. Son compte demeurait « Offline » Mes longues séances de musculation n’avait d’objectif que de me purger de cette toxine colérique qui me rongeait de l’intérieur, mais rien n’y faisait. Manger de la fonte me faisait moins souffrir que penser à elle. Les autres bourgeoises qui cherchaient un mâle, n’avaient aucune saveur. Bruno avait totalement raison, le sexe ce n’est que papa dans maman. Je m’étais fait une raison, blessé dans mon orgueil de mâle insatisfait, que finalement je ne pouvais accéder qu’à des plaisirs simples. Bruno, lui, était confiant, il la savait farouche.

« C’est un animal sauvage. Elle n’aime pas chasser sur des terres inconnues. Laisse lui le temps. Et puis c’est ton profil ! C’est une cérébrale. Va falloir que tu te fasses une raison, tu n’es pas fait pour baiser comme un castor. » m’affirmait-il au téléphone

« Beuah ! T’en sais rien ! Tu baises bien tout ce qui passe, toi ! Du moment que ça a un trou ! » M’agaçais-je promptement.

« Oui, mais moi, c’est par nécessité économique, pas par choix sexuel. Certes je me fais sucer par des hommes, mais c’est pour tester les produits, je ne suis pas homo pour autant. »

« Normalement un pote, ça rassure, ça épaule durant les moments difficiles, ça aide à accepter la vérité. Quand je te parle, j’ai l’impression que Maître FOURRASSE me pose une énigme... »

« Tu veux la vérité ? Pas la peine de viser la bonne conne qui suce sans réfléchir et qui a moins de discussion qu’un ficus en pot. Un : Tu vas être déçu ! Deux : Tu vas t’emmerder... Ton tableau de chasse à toi, c’est les chieuses, les casses-couilles, les nanas compliquées et les insatisfaites. »

Merde... Il aurait pu mettre les formes quand même. C’est un psy quoi !

Il est très difficile d’entendre la vérité. Très difficile à entendre, même de la bouche d’un psychologue qui tient un sex-shop et qui participe à des partouzes pour vendre des godemichés « KING-SIZE » Faut-il porter autant d’attention à la teneur des propos qu’à la personnalité de celui qui les tient ? Que croire ? L’instinct ou la raison ? Quand un extraterrestre vous assure qu’il n’y a pas de vie autre part que sur la terre, en affichant une moue dubitative et en se grattant les antennes avec ses tentacules...

C’est difficile de juger.

 

LEVOYEUR pagesuivante rouge

 

Bonne lecture !

Rendez-vous le dimanche 5 septembre

Pascal

 


Par pascaldinot - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 09:00

L'orgueil est un mélange gazeux respirable qui, quand il est inspiré, voir très inspiré, remplit la cage thoracique et permet de chanter fièrement la Marseillaise.

 

Pascal DINOT

Par pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - Publié dans : Les pensées du soir et du matin - Communauté : Les " Pascales"
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 16:04

LEVOYEUR audebutetaitlecommencement

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Agir avec gentillesse, ça marche toujours, mais rarement pour se faire sucer.

Nous avons eu pas mal de contact via Internet et je ne lui ai jamais proposé de Rendez-Vous. J’aurai pu niquer tout le cheptel du site, mais sachant que les inscriptions se faisaient par parrainage, je risquais un moment ou à un autre, de tomber sur le parrain d’Anne-So’

Anne-Sophie, c’est LA bourgeoise friquée coincée du cul. Le mètre étalon de la frigidité, la perfection froide sans émotion, maîtrisant chaque geste, chaque cheveux. Cadre supérieure dans la haute finance, un carnet d’adresse qui fout les jetons, un mari président d’un tas de truc, qui a ses habitudes avec des membres du gouvernement. Anne-Sophie n’était pas connue pour s’éclater. Son truc c’était de maîtriser, et elle excellait dans ce domaine. Maîtriser, maîtriser, maîtriser, il faut maîtriser, tu dois maîtriser. Jusqu’au jour ou j’ai posé mes lèvres sur les siennes. Je parle de celles qui constituent sa bouche... Voyons...

Là, elle ne maîtrisait plus rien.

http://auroraweblog.karmaos.com/Image/wwwu-blognet/AURORAWEBLOG/img/humourbarbies.jpgAnne-Sophie, un mètre soixante treize, brune les cheveux mi-long, les yeux marrons, presque noirs. Sa bouche toujours fermée ne faisait qu’un trait sur son visage. Ses lèvres pâles trahissait le fait qu’elle se les mordait intérieurement. Elle se tenait toujours droite les épaules en arrière, et, constamment et que cela soit dans n’importe quelle position, les genoux serrés. Toujours les genoux serrés. Elle était techniquement parfaite, plus parfaite qu’un top model retouché par PHOTOSHOP. Indubitablement un corps de rêve. Une poupée « Barbie » brune. Sauf qu’une poupée « Barbie » c’est très facile à déshabiller ! 

J’ai ramé comme une brute pour lui retirer son chemisier.

Trois mois après notre premier contact, Anne-Sophie me demanda si je voulais la rencontrer. J’étais sur le cul ! Bien sûr j’ai accepté de suite, je lui avait envoyé deux photos de moi pour qu’elle me reconnaisse. Elle me fixa un rendez-vous proche de la place de la Concorde, un samedi après-midi dans un café bondé. Je l’ai attendu pendant quarante cinq minutes. Elle avait mon numéro de portable, elle pouvait appeler n’importe quand, et puis une femme de cet envergure, c’est rarement pour des types dans mon genre. Je me suis levé de ma table en terrasse pour partir quand mon téléphone portable sonna.

Numéro privé. Pas si privé que ça. C’était elle.

Elle resta silencieuse. C’est juste au moment où de bruyants italiens, qui marchaient sur le trottoir opposé au mien, se mirent à parler fort et à éclater de rire, que j’eus une drôle de sensation. Je les entendais de vive voix, mais aussi... par l’intermédiaire de mon téléphone.

Anne-Sophie était là mais silencieuse. Alors j’ai raccroché, focalisant mon regard sur toutes les personnes qui se trouvaient à côté des italiens au même moment, mais rien. Et puis, l’instinct du chasseur, celui qui te chuchote à l’oreille que tu ne regardes pas dans la bonne direction ou alors que tu regardes dans la bonne direction, mais pas la bonne chose. Un proverbe chinois dit que quand le Maître montre la lune du doigt, le disciple regarde le doigt. Elle était là, dans un magasin de vêtement pour riche, aussi immobile qu’une statue, le regard planté sur moi. Je ne l’avais jamais vu, mais j’étais certain que c’était elle. Je devinai qu’elle ne posait jamais de lapin. Elle était belle et bien là, présente à chaque rendez-vous. Qu’elle faisait un effort terrible, mais qui lui manquait la dernière étincelle, le courage. Elle était là, magnifique, espérant se faire prendre à son propre piège. Nous nous sommes observés comme cela, immobiles, pendant quelques secondes qui paraissaient des heures.

« Monsieur ? »

Elle posa sa main sur la vitrine et je vis ses lèvres bouger. Elle me parlait. Je lui fit signe de m’appeler encore une fois, imitant un combiné de téléphone avec ma main

« Monsieur ? »

« Quoi ? »

« Cette table est libre ? »

« Oui, oui... »

J’avais tourné la tête une demi-seconde pour répondre et elle avait disparu.

 

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Bonne lecture !

\m/ (-_-) \m/ I'm on a highway to Hell!

Rendez-vous jeudi 2 septembre

Pascal

Par pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 18:50

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Imaginez-vous un instant, vous vous abonnez à « Les échos » et vous recevez tous les matins « Playboy »

« Le but ? Faire un peu de fric déjà ! Et se faire rencontrer les excités du slip de la haute société française pour qu’ils baisent entre eux. » M’avoua mon pote.

« Comment tu as fait pour être au courant d’un truc pareil ? » lui demandais-je, très curieux de savoir

« Je suis à l’origine de l’idée et j’ai créé le site. En fait, j’ai un client qui me dévalise toutes mes nouveautés. La soixantaine, bien conservé. J’ai senti que le bonhomme n’était pas bien à l’aise dans un sex-shop, et vu qu’il me lâchait un gros chèque à chaque fois, j’en ai fait un client particulier. Finalement, il ne vient plus dans mon magasin, c’est moi qui vient chez lui avec le matos. Un appartement cossu dans le 16ème. Le mec grave blindé de fric. L’appartement de dingue. On discute, on parle et il me lâche qu’il organise des partouzes entre riche. »

« Vache... Il s’éclate le vieux ! » m’exclamais-je

« Non, il se fait chier ! Considère que ta vie sexuelle est plus motivante que la sienne. Dans ta vie il existe encore de l’inaccessible et du rêve. Plus dans la sienne. Donc on continue à discuter et il m’avoue qu’il y a un maximum de bourgeoises coincées du cul, qui ne demandent qu’à se faire démonter, mais, par des hommes du même niveau social. »

« C’est pas nouveau ça » Ironisais-je

« Effectivement, mais ce qui est nouveau, c’est la façon de leur vendre le truc ! »

Bruno, mon pote, avait un BAC +5 en psychologie. Diplôme en poche, il trouva très rapidement du travail chez MacDonald, Darty, Carrefour, Pizza Hut, etc. là où la psychologie est d’une absolue nécessité pour vendre. Jusqu’à ce qu’il réponde à l’annonce « recherche vendeur » dans le sex-shop juste à côté de chez lui. Il a fait un carton. Depuis il gère sa propre affaire faisant du sexe son fond de commerce. Et les affaires sont juteuses, si j’ose m’exprimer ainsi pour le sujet évoqué.

« Façon EYES WILD SHUT, l’interdit va avec le secret, le mystère, tous les groupes mystiques fonctionnent comme ça. La tentation, c’est ça ! la meilleure drogue. Mécaniquement le sexe c’est papa dans maman et basta ! Mais dans le cerveau, tu ne peux même pas t’imaginer comment ça part en vrille, la-haut. C’est ça que j’exploite. Je suis l’administrateur qui les écoute, elles me demandent conseil et moi je fais simplement mon boulot de psy, mais elles, elles ont l’impression de se livrer. Ensuite, si elles veulent se faire casser les pattes arrières, elles ont tout loisir de trouver un mâle de leur niveau social sur le site sinon, j’ai tout le matos dans la R16 »

« Mais le site ? Tu l’as bien fait développer par une société, non ? »

« Oui, la société de développement informatique du vieux qui organise les partouzes. Il a profiter comme un gros goret de l’explosion de la bulle Internet avant 2000. Il s’est goinfré »

Bruno avait eut le nez fin.

« Tiens, je suis sympa, je vais te mettre sur une affaire ! Tu es devant ton écran ? Va faire un tour sur le pseudo : Chiennelubrique92.  »

C’était mon premier contact avec Anne-Sophie. Sa photo n’était qu’une paire de sein mal cadré et un peu sombre prise avec la Webcam de son ordinateur portable. Cela devait être sur son lieu de travail.

« Prends-en soin, elle est fragile la petite. Elle se connecte, elle chat un peu, mais quand on lui fixe un Rendez-vous, elle n’y va jamais. Je vois les retours des messages privés, des lapins qu’elle a posé »

« Et tu appelles cela une affaire ? » m’étonnais-je

« Oui, parce que toi, tu es un gentil ! » conclue Bruno

C’est mon côté altruiste. C’est chiant.

Agir avec gentillesse, ça marche toujours, mais rarement pour se faire sucer.

 

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Rendez-vous Dimanche prochain

BizZz Pad

=(^o^)=


Par pascaldinot - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : Les " Pascales"
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 19:13

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Je dirai même qu’Anne-Sophie est l’antithèse de Julie.

Quand Ils ont envie de baiser, les hommes n’ont que deux solutions : Les putes ou les sites de rencontres payant. Je ne parle pas de la masturbation, de plus en plus d’hommes considèrent cette activité comme de la détente, un « hobby » ou une discipline sportive quand les records commencent à tomber. Je parle de « tirer un coup » un vrai. Les putes c’est ce qu’il y a de mieux. C’est rapide, efficace, mais c’est comme les hamburgers, quand tu en as mangé un, ça va, mais une demi-heure après, tu as encore faim, tu n’es jamais rassasié. Et puis les putes, c’est un budget. Et en cette période de crise, avec la récession économique, le pouvoir d’achat qui diminue et la rigueur budgétaire imposés aux ménages, bien se faire sucer et tirer une crampe pour pas cher, ce n’est pas donné à tout le monde. Je pense sérieusement qu’il faut en parler à Edouard LECLERC, avec un slogan du genre :

« La prostituée BIO importée du Brésil, 15,27 € le kilos, l’amour et une pipe au fond de la forêt, dans une tente QUECHUA là où la vie est moins chère ! »

Déprimant, mais avec la mondialisation, les grandes surfaces souffrent de la concurrence ... Il faut les comprendre...

Je ne fréquente pas les prostitués. Pour deux prostitués, je peux acheter un jeu neuf sur PS3. Le calcul est vite fait ! Et puis je n’aime pas les relations tarifées, je trouve que sexe et argent ne font pas bon ménage, même si la prostitué reçoit du liquide par deux fois, une fois au début et une fois à la fin. J’allais comprendre mon erreur de raisonnement avec Anne-So’.

Sexe et argent font bon ménage, il y a juste une petite nuance à comprendre.

Donc il ne me restait plus que les sites de rencontre payant. C’était il y a presque deux ans, quand mon appartement ressemblait encore à une caverne. Je surfais sur Internet, de « chat » en « chat » dans des salons portant les noms équivoques de : Suceuses, gros nichons, perverses, etc. etc. en espérant une rencontre en « réel » Et puis, juste au moment ou j’allais m’inscrire sur un site de rencontre bien connu, je reçu un coup de fil d’un pote, Bruno. On discute de choses et d’autres, on planifie une soirée et puis je lui demande, par curiosité, s’il connaîtrait un « bon » site de rencontre payant. Un site de rencontre pour tirer un coup, pas pour faire payer le tout venant en croyant qu’il va tirer un coup.

« Va sur http://www.XXXXXXXXXX.com. Tu t’inscris. Tu envoies un mail à l’administrateur du site et tu lui dis que tu viens de ma part, il te fera une ristourne. Par contre, je te demanderai une discrétion absolue sur l’existence de ce site. Tu gardes ça pour toi. »

« Tu es sûr de toi, là ? » Lui demandais-je, un tantinet inquiet en entendant le nom du site.

« Tu ne vas pas être déçu... fais moi confiance » me répondit-il d’un ton très assuré.

Mon inquiétude n’avait pas raison d’être, je pouvais lui faire une confiance aveugle sur tout ce qui tourne autour du sexe, dans le sexe et autre part pour les plus vicieux : Mon pote est dans le commerce, il tient un sex-shop.

Et non, je ne vous donnerai pas l’adresse HTML du site. Il faut être méritant.

Donc je suis ses recommandations et je tombe sur un site d’une société de conseil pour entreprise, genre « nous sommes les meilleurs » « la win est avec nous » « productivité, rentabilité, on va se gaver ! » Concept très éloigné de mes bas instincts reproducteurs mâles. Un choix s’impose. Ou penser que votre ami, si l’on peut encore le considérer ainsi, c’est bien foutu de vous en cliquant sur la petite croix rouge en haut à droite de votre navigateur ou s’inscrire. Quelle ne fut pas ma surprise, après avoir reçu le mail de certification d’inscription,  de constater que ce site, soi-disant de conseil économique, cachait derrière sa page d’accueil, un site de rencontre non référencé dans les moteurs de recherche. La planque idéale. Mais dans quel intérêt ? Je savais mon pote au courant de certaines choses, que la morale reprouve et que je ne peux décemment pas vous dévoiler ici, tant le contenu peux choquer, mais dans cette situation, j’ai eu une impression de passer derrière le miroir. Aussitôt, je rappelai mon ami pour lui demander quelques explications, n’étant plus bien sûr de vouloir continuer. Imaginez-vous un instant, vous vous abonnez à « Les échos » et vous recevez tous les matins « Playboy »

 

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Prochain épisode

Jeudi 26 août

A + Les affreux !

Pascal

Par pascaldinot - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : Les " Pascales"
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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 11:09

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La douleur est le seul moyen pédagogique pour l’éducation des imbéciles. Cet imbécile, justement, croyait avoir gagné sa conquête de la foufoune, quand Julie se précipita sur lui pour s’occuper de sa blessure. J’eus pitié de la bête et m’éclipsa pour les laisser. Après tout, je ne savais pas quels étaient leurs rapports, mais j’avais un mal certain à imaginer mentalement un ours en train de culbuter une brebis ! Je ne suis pas un compétiteur, pourtant je pense sincèrement que s’il n’avait pas eu cette maladroite phrase à mon attention :

« Arrête de l’emmerder. Julie, c’est moi qui vais l’avoir ! »

Il n’aurait pas eu cette réponse de ma part

« C’est dans l’os, que tu vas l’avoir mon gros pépère ! »

Et quelques jours après, plus précisément un vendredi soir, vers 19H45, Julie vint frapper à ma porte pour m’inviter à prendre un verre, pour s’excuser de m’avoir bloqué l’entrée de chez moi et pour me remercier de l’aide pour son emménagement. J’étais crevé. Bien que ma journée fût difficile du fait qu’un agent ne s’était pas présenté à son poste, par conséquent j’avais cumulé deux vacations de suite. Je ne pouvais m’empêcher de penser à l’autre imbécile tyrannique et du royaume qu’il donnerai pour être à cheval sur Julie, et du drame shakespearien qui allait se jouer en son absence. Car la belle avait mis les petits plats dans les grands, et les « Curly » dans un bol. C’était mignon tout plein. On a tenu jusqu’à ce qui ne reste plus de « Curly » dans le bol. C’est à dire cinq minutes. Deux missionnaires, une levrette et une pipe plus tard, Julie était déjà en train d’organiser mon futur emploi du temps. Le loup était entré dans la bergerie et dans la brebis. M’expliquant simplement n’avoir besoin que d’un amant conciliant pour lui donner du plaisir, sans les inconvénients d’une vie à deux. Elle me laissa du temps pour réfléchir.

D’après vous ? J’ai réfléchie combien de temps ?

Deux.. Trois... secondes !

« Oui, bien sûr, si c’est pour rendre service ! » lui répondis-je aimablement.

C'est mon côté altruiste :o)

Quinze jours après, je lui signais une belle « décharge » d’engagement, pour son plus grand plaisir ! Le problème, c’est que maintenant, un an après sa rencontre, c’est devenu une habitude. Personne ne déroge à la règle du « Combi » Sexe/Discussion/bouffe du vendredi soir 19H45, pas même pour un mercredi soir. Je n’ai jamais sauté un vendredi soir, enfin je veux dire, je n’ai jamais raté un vendredi soir. Parfois, elle me regarde bizarrement, comme si j’avais la bouche à la place du nez, en me demandant si je peux rester dormir avec elle juste pour la nuit, prétextant qu’elle a froid toute seule dans son lit. Si, c’est vrai, elle a froid, c’est un cul gelé. Quand elle me colle, j’ai l’impression de dormir sur la banquise. Alors je la réchauffe, même si je gueule un peu parce qu’avoir les pieds aussi froid, c’est pas humainement possible. Elle vient se blottir dans le creux de mon épaule ou alors on s’encastre comme des cuillères. Je la sens se détendre, sa respiration ralentie, devient plus régulière et puis elle s’endort. Je sais quand elle dort puisque ça correspond au moment où elle se met à ronfler. A ronfler fort. Le lendemain matin, c’est à peine si elle ne me met pas un coup de pompe dans le train pour que je dégage, justifiant qu’elle a « des trucs de gonzesse à faire » quand moi, je resterai bien encore une heure ou deux, à baver sur mon oreiller. Julie a plutôt le réveil « Chewbacca » :

 

 >>> Essayez l'Instant CHEWBACCA <<<

 

Parfois je soulève les draps pour voir si elle n’a pas laissé sa féminité dessous. Quand j’entend certaines femmes se plaindre que leur homme est un « tue l’amour » au réveil, Julie, elle met tous les voyants dans le rouge ! Ça commence quand elle baille ou plutôt quand elle grogne sous son oreiller. Ensuite elle relève la tête, elle a les cheveux qui partent dans tous les sens, mais jamais dans le bon. Son adorable mèche est collée sur son visage d’une manière très artistique en barrant son oeil droit, puis en passant sous son nez pour finir dans sa bouche. Ensuite elle se lève d’une manière très mécanique et se dirige vers la cuisine, simplement habillée d’une paire de chaussettes en laine avec lesquelles elle a dormi, et son T-shirt qu’elle soulève élégamment pour se gratter les fesses. C’est à ce moment qu’elle s’aperçoit qu’elle n’a pas de culotte et qu’elle me lance un :

« Hmhmgn rrrrgnhm faire l‘café ! reugn ! T’as pas vu mon calbard ? »

Ah Romantisme, quand tu nous tiens.

« Ton calbard est accroché à la poignée de porte de la cuisine ! Ma chérie... »

Cela n’arrivera jamais avec Anne-Sophie. Je dirai même qu’Anne-Sophie est l’antithèse de Julie.

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Prochaine publication le dimanche 22 août

Bonne lecture les affreux !

Pascal


Par pascaldinot - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:20

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Et ça fait un an que ça dure.

Déjà !

Déjà un an !

Je me souviens de ma rencontre avec Julie. C’était au retour d’une mémorable vacation de nuit dans une banque privée parisienne. Je suis rentré chez moi sur les rotules. Anne-Sophie avait fait des prouesses. Je vous expliquerai plus tard. C’était donc le matin. J’étais claqué, vidé, vidé au sens propre comme au sens figuré, avec une seule envie : celle de sentir la douceur de mon oreiller sur ma joue, et Morphée m’étreindre de ses bras. Sauf qu’arrivé à la hauteur de mon bâtiment, je constate que la porte cochère, par laquelle je rentre ma moto pour porte-cochere.jpg la garer dans la cour intérieure, est bouchée par un camion de location. Certes, des piétons pouvaient circuler à gauche et à droite, mais pas assez pour faire passer ma moto. J’interpelle une personne lui demandant gentiment s’il pouvait juste avancer le camion de quelques dizaines de centimètres, espace suffisant ne nécessitant aucunement le démarrage de la machine. Juste de desserrer le frein à main et à pousser un peu.

« Tu ne vois pas qu’on emménage, là ? » Me lança une espèce de bourru pas rasé en « Marcel » blanc et colonne de sueur vertébrale, les « Rillettes » sous les bras et bas de jogging détendu au cul.

Etais-je trop fatigué pour lui coller ma main dans la gueule ?

Bah non, pourtant !

Je réitérai ma demande le plus poliment possible, en terminant ma phrase par « DUCON ! » S’il y a bien quelque chose que je ne supporte pas, c’est l’atteinte directe à ma liberté de circulation. Entendant le grabuge naissant au rez-de-chaussée, les autres personnes participant à l’emménagement accoururent pour s’enquérir de la situation. Ne comprenant pas l’attitude de l’abruti aux poils de dessous de bras dégoulinant de sueur, ils se mirent tous à pousser le camion pour que je puisse passer. J’étais content, je m’étais fait un copain. Sauf que, arrivé au dernier étage, j’arrivai un peu comme un cheveu sur la soupe. Effectivement, il n’y a que deux portes au dernier étage, celle de Julie proche de l’escalier et la mienne au fond du petit couloir. C’est donc ma présence qui produisit ce silence gêné de la troupe qui me suivait, ma porte était bloquée par un canapé, une quinzaine de cartons, un lampadaire halogène, un meuble « IKEA » quelconque, etc. etc. Le voisin ne pouvait pas rentrer chez lui. IKEABIEt puis Julie apparue sur le seuil de sa porte. Belle, fraîche. Je me souviens de notre premier échange :

« Bonjour, je suis votre voisin ! » Démonstratif

« Bonjour, je suis enchantée ! » Ouverte

« Bonjour, je suis plutôt emmerdé ! » Ironique

« Bonjour, je suis en plein emménagement ! » Confiante

« Bonjour, je suis fatigué ! »  Accablé

« Bonjour, je suis la reine du café ! » Conciliante

« Bonj... »  « Et j’ai des croissants au beurre ! » Très conciliante

Je sais. J’ai merdé sur « croissant » mais des yeux bleus pareils avec un café et des croissants, quand tu viens de baiser toute la nuit, cela ne pouvait pas mieux se terminer. Et puis le loup se devait de rentrer dans la bergerie.

Je vous expliquerai plus tard, je vous expliquerai plus tard... Patience.

Je les ai aidé, malgré mon besoin de sommeil. C’est chiant, c’est mon côté altruiste. Mais c’est surtout pour bien faire chier mon nouveau copain, qui au fur et à mesure que passait la matinée, trahissait de jalousie à mon encontre au sujet de Julie. J’avais démystifié l’individu qui devait avoir des vues très large sur ma belle voisine. Sauf que voilà, c’est le genre de bonhomme qui a la drague « Tractopelle » sans finesse, basique et hormonale. Il avait tout du rustre sans éducation. Me coupant la parole quand je lui disais qu’il fallait plutôt plier les genoux que de baisser le torse pour soulever une charge lourde. S’imposant en me poussant de la main afin de me rabaisser devant la belle. Puis forçant en serrant les dents, comme un ours secoue un sapin, pour impressionner sa femelle en soulevant la machine à laver, avec la plus mauvaise méthode. Ridicule. L’avantage avec les imbéciles, c’est que le combat ne dure pas longtemps et une fois l’angle de la machine à laver tombé lourdement sur son pied, je me demandais s’il fallait que je l’achève.

Oui ! Il le fallait.

« Ça fait mal ? Oui, hein ! Ça fait mal, Houlalaaaaaa ! »

C’est mon côté altruiste, je n’aime pas voir les gens souffrir, mais comme la douleur est le seul moyen pédagogique pour l’éducation des imbéciles...

 

LEVOYEUR_pagesuivante_rouge.jpg

 

LE VOYEUR - Page 6

C'est pour jeudi 19 Août !

Bizatouss =(°o°)= Pascal


Par pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - Publié dans : LE VOYEUR - Communauté : Les " Pascales"
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Système de Sécurité Incendie

Le voyeur - anime


NUMEROS D'URGENCE

POLICE 17
POMPIERS 18
SAMU 15
KRONENBOURG 1664
PASTIS 51
GET 27
EKU 28

Classes de Feu

CLASSE A Feux de solides. Feu produisant
des braises (Barbecue, merguez
cramées, etc.)

CLASSE B Feu de liquides (Vodka, cognac)
Boire APRES avoir éteind la flamme
CLASSE C Feu de gaz (Pets flambés) Juste
Après avoir passé la classe A et B,
La cause responsable de nombreux
départ de feu de pantalon, appelé
aussi le syndrôme de "l'anus braisé"
CLASSE D Feux spéciaux (métaux, artifice)
CLASSE F Feux domestiques (un remix des
trois premières classes de feu)
CLASSE X Filles en chaleur. Feu maîtrisable
de petite culotte ou de string. Ne
jamais utiliser d'extincteur, toujours
arroser à la lance à incendie.
CLASSE Q Feu non maîtrisable de fille en
chaleur. Nécessite l'intervention
de 3 casernes de pompiers pour
éteindre une fille qui a le feu au Q

Les dangers de l'alcool...

... Chez les enfants de 3 ans. Moi, à 3 ans, je savais déjà où mon tonton planquait sa bouteille de gnôle. Attention pas du tout venant, du costaud, du balèze, du lourd, de l'alcool de bûcheron des plaines de sibérie. Mon Tonton, il en mettait même dans son Solex. Après en avoir bu un verre, mon Tonton, il faisait une grosse sieste. Et moi j'en profitais pour téter la boutanche quand tonton pionçait sur son fauteuil. J'ai l'alcool imaginatif, qu'est-ce que je peux raconter comme connerie quand je suis torpillé ! Mais à 3 ans, mon trip, c'était de me déguiser en "Majorette"
Va savoir ce qu'il se passe dans la tête des gamins...
RA-TA-TATA-RA-TATA-TATA
POUET-POUET !

Fais Tourner ! !

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