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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:00
" Putain ça souffle ! "
Dis-je à ma Bibiche préparant le dîner, et moi en terminant ma Westmalle Trapist. La météo avait prévu une tempête et pour une fois, elle ne s'était pas trompée. Les rafales de vents s'abattaient sur la maison., accompagnées de pluies torrentielles. A priori, on ne craignait rien, mais on ne sait jamais, des fois que... Au dehors, les arbres pliaient dangereusement et le vent faisait siffler les câbles électriques. C'est con comme attitude, mais moi, j'adore voir la nature en pétard, une sorte de grande engueulade qui nous rappelle au combien nous sommes si petits et vulnérables. Sauf que, j'avais oublié un détail qui avait son importance. J'avais, pour une fois, rentrer la voiture dans le jardin. Celle-ci était garée juste à côté de l'arbre que je rêvais de débiter à la tronçonneuse, à cause des feuilles que je devais ramasser chaque année : Pas d'arbre, pas de feuilles, pas de coup de balai, plus de temps pour glander. Mais Bibiche le trouvait ravissant cet arbre, donc... Pas touche ! Alors si le vent pouvait m'aider un peu... Sauf que je le voyais bien, comme un ultime baroud d'honneur, s'éclater sur ma voiture. Je me devais d'intervenir. Je termine ma bière et j'annonce à Bibiche :
" Je sors, je vais déplacer la voiture... "
" Tu ne vas pas sortir avec un temps pareil, il va t'arriver une tuile ! " Répliqua aussitôt Bibiche
N'étant pas superstitieux et vu la vitesse du vent, je savais bien que s'il m'arrivait une tuile, c'était bien au sens propre et non au sens figuré. Il fallait bien que je préserve ma "titine". Mais Bibiche m'attrapa au vol pour mettre la table... Elle l'a bien senti que ça me faisait chier, mais les femmes ont cette aptitude particulière, pour nous faire sentir que ce qu'elles font est bien plus important. Donc je fais comme tous les mecs, je plie en soupirant. Je prends, les assiettes, les couverts, les verres dans la cuisine et je colle tout en bordel sur la table du salon, en m'envoyant un morceau de pain au vol. Je repose le pain à l'envers.
" T'es fou ! ça porte malheur... " Hurla Bibiche en se précipitant sur la baguette pour la retourner
" c'est que du pain.... "
Ce n'était pas tout... Deux couteaux étaient croisés sur la table.
" MAIS ! Tu le fais exprès ou quoi ? " cria-t-elle en m'indiquant du doigt les couteaux
" C'est des couteaux et alors ?? "
" Ca porte la poisse.... " me lança-t-elle, flippante.
Ok Ok ! Pour lui faire plaisir, je sépare les couteaux. Je ne suis pas bon en " mettage de table " . Et comme si le sort s'acharnait sur moi, je renverse la salière. Alors là, j'ai cru que Bibiche allait me sauter à la carotide toutes dents dehors.
" Mais t'es con ou quoi ? "
" Bah quoi ??? c'est que du sel ! "
Elle se précipita pour m'en balancer par dessus l'épaule.
" Qu'est-ce qu'il t'arrive ? tu as un Trouble Obsessionnel Compulsif quand tu vois du sel ? " dis-je
" Non.... C'est pour conjurer le sort... "
Ah ?!? le sort ? C'est con les superstitions, parce que maintenant, tout le monde va croire que j'ai des pellicules. Dehors le vent redoublait d'intensité. Je vais dans l'entrée, j'enfile ma veste de pluie et je prend le parapluie de Golf, le plus grand de notre panoplie de parapluie. C'est alors que notre chat noir vint m'emmerder en se mettant dans mes jambes.
" Meowwww meowwww meowww ! "
" Mais lâche moi les guiboles ! putain de greffier ! "
J'essayais tant bien que mal de lui coller un coup de pompe dans le cul, mais c'est rapide un chat. noir Et c'est en essayant de me débattre que j'envoyai un grand coup de parapluie dans le miroir de l'entrée.
CHBLING !
Bon, alors là ! Quand Bibiche se précipita dans l'entrée pour voir les dégâts, je crois que c'était la fin du monde, en gros ! Je voyais bien mon amour à genoux, les mains jointes, implorant le seigneur de la perverser du mal : c'est à dire de moi !
" Plus prêt de toi Seigneur, plus prêt de toi... "
" Oh arrête tes conneries ! c'est bon ! on ira chez IKEA en acheter un autre. "
Lui répondis-je en ouvrant le parapluie dans la maison. Là, je crois qu'elle a fait une syncope passagère.
" LE MALHEUR VA S'ABATTRE SUR NOTRE MAISON ! " Hurla-t-elle en secouant les bras en l'air.
" C'est le vent ! pas le malheur ! "
Je sors dehors. Avec un vent pareil, on ne risquait pas de sentir le renfermé, même mes grains de sel on foutu le camp. Je rentre dans la voiture, et je vais la garer sur le parking. Oui sur le parking, à l'abri des tuiles, des arbres et autres projectiles. En revenant avec le parapluie retourné, j'ai vu mon voisin irresponsable en haut d'une échelle, en train de vérifier la solidité de son toit.
" Faut pas faire ça ! vous risquez de vous casser la gueule ! "
" Occupez-vous de vos affaires ! " me répondit-il
Gros con ! pensais-je en passant sous son échelle, avec une grosse envie de lui foutre un coup de pied dedans.
Enfin rentré à la maison et dégoulinant de flotte, Bibiche avait eu le temps de tracer un pentacle dans le salon, avec des cierges allumés à chaque extrémité. Ca puait l'encens, et j'entendais une psalmodie ronronnante venir de la cuisine. Bibiche y était entièrement nue, et donnait compulsivement des coups de couteau cuisine dans un poulet congelé.
" Mais qu'est-ce que tu fous ? "
" Je conjure le sort ! Je fais un sacrifice ! "
" Pffff "
Connerie de superstition....

Le lendemain matin, notre petite ville avait morflé grave. Un bordel pire que ma chambre d'adolescent. Des poteaux électriques par terre, des toitures arrachés, des voitures retournées, et nous... rien, keudal ! Même ce putain d'arbre était encore debout, et en plus, on avait encore de l'électricité. Ma femme remerciait les saintes forces du surnaturelles d'avoir épargné notre maison. Pourtant c'est exactement à ce moment que, pour moi, le malheur c'est abattu. Voyant que nous étions les seuls à pouvoir vivre normalement, c'est tous les habitants qui sont venus nous demander de l'aide. Pour garder les enfants, mettre des congélateurs et leur contenu en lieu sûr. L'enfer. Notre maison ressemblait à un magasin " PICARD surgelé " dans une maternelle. Plus moyen d'être tranquille, Même les journalistes sont arrivés :

" Monsieur DINOT, vous êtes le seul que la tempête n'a pas frappé, vous n'avez aucun dégâts ! "
" Euh ouaih ! enfin, juste un miroir d'explosé dans l'entrée, c'est tout ! "
" Un miroir ! c'est sept ans de malheur... " répliqua ce con de journaliste

Putain... Si sept ans de malheur ça correspond à aider tout le monde durant cette période, je ne suis pas dans la merde !


 


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NUMEROS D'URGENCE

POLICE 17
POMPIERS 18
SAMU 15
KRONENBOURG 1664
PASTIS 51
GET 27
EKU 28

Classes de Feu

CLASSE A Feux de solides. Feu produisant
des braises (Barbecue, merguez
cramées, etc.)

CLASSE B Feu de liquides (Vodka, cognac)
Boire APRES avoir éteind la flamme
CLASSE C Feu de gaz (Pets flambés) Juste
Après avoir passé la classe A et B,
La cause responsable de nombreux
départ de feu de pantalon, appelé
aussi le syndrôme de "l'anus braisé"
CLASSE D Feux spéciaux (métaux, artifice)
CLASSE F Feux domestiques (un remix des
trois premières classes de feu)
CLASSE X Filles en chaleur. Feu maîtrisable
de petite culotte ou de string. Ne
jamais utiliser d'extincteur, toujours
arroser à la lance à incendie.
CLASSE Q Feu non maîtrisable de fille en
chaleur. Nécessite l'intervention
de 3 casernes de pompiers pour
éteindre une fille qui a le feu au Q

Les dangers de l'alcool...

... Chez les enfants de 3 ans. Moi, à 3 ans, je savais déjà où mon tonton planquait sa bouteille de gnôle. Attention pas du tout venant, du costaud, du balèze, du lourd, de l'alcool de bûcheron des plaines de sibérie. Mon Tonton, il en mettait même dans son Solex. Après en avoir bu un verre, mon Tonton, il faisait une grosse sieste. Et moi j'en profitais pour téter la boutanche quand tonton pionçait sur son fauteuil. J'ai l'alcool imaginatif, qu'est-ce que je peux raconter comme connerie quand je suis torpillé ! Mais à 3 ans, mon trip, c'était de me déguiser en "Majorette"
Va savoir ce qu'il se passe dans la tête des gamins...
RA-TA-TATA-RA-TATA-TATA
POUET-POUET !