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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 10:25

LEVOYEUR audebutetaitlecommencement

LEVOYEUR pagesprecedente rouge

 

De la lumière derrière les rideaux.

Je ne sais véritablement pas ce qu’il s’est passé dans ma tête à ce moment là. Je me suis jeté sur l’interrupteur comme si ma vie en dépendait, manquant de peu de renverser mon café. J’étais tellement sûr que de se lever à 3 H 30 du matin n’avait rien de commun avec les habitants du 14ème arrondissement que j’en avais oublié les mesures simples de retenue et de bienséance. On ne se gratte pas les couilles dans le caleçon en buvant son café surtout devant la fenêtre. La grosse honte.

Cependant en face, ça bougeait. C’est à ce moment que tout a basculé. Je me suis redressé en tirant les rideaux, riant de ma connerie, terminant mon café. Puis je me suis habillé et je suis parti. C’est effectivement ce que j’aurais dû faire.

Je suis resté à la fenêtre.

Complètement happé par cette lumière qui n’avait pas à être à cette heure, parce que je l’avais décidé. Je devais savoir. J’étais recroquevillé, ne laissant que la plus petite partie de moi exposée à la fenêtre. Mon esprit était bloqué, je n’avais plus aucun jugement, aucune force ne pouvait m’arracher de ma place. La curiosité agissait sur mon système nerveux comme une drogue surpuissante.

J’adore ça. Chacun son vice.

Que cela soit pour l’alcool, les drogues dures ou douces, les cigarettes, le chocolat ou dieu, quand vous êtes dans un état de dépendance, vous n’êtes plus le même. Les dépendances altèrent la réalité et changent l’être humain, le rendent plus con, le rendent plus prévisible.

Moi ma dépendance : c’est vous. Et étrangement au quotidien, cela me rend meilleur.

C’est mon côté altruiste, c’est chiant.

Il y eut de la lumière derrière des rideaux, puis un mouvement. Les rideaux ont bougé. Une silhouette déformée se mouvant en ombre chinoise à la lumière chiche d’une lampe de chevet. Ou peut-être une lumière tamisée laissant subodorer une décoration zen. Il y eut encore un mouvement. J’attendais avec une impatience non contenue le moment où il ou elle, s’approcherait assez de la fenêtre pour enfin la distinguer. Mais rien n’y fit. L’ombre s’étirait pour rapetisser aussitôt, dans d’incessants allé et retour. Je me surpris à motiver l’ombre. A l’encourager pour s’approcher de la fenêtre. Je n’allais pas être déçu.

Comprenant qu’il allait se passer du temps avant d’apercevoir l’inconnu d’en face, j’entrepris de m’habiller sans quitter la fenêtre du regard. Exercice difficile mais pas impossible. Le voyeur s’adapte très facilement. Je voyais bien qu’il y avait de l’agitation. Pour moi, à l’évidence, ce n’était pas un réveil, plutôt un couché. On ne s’agite pas à ce point au réveil. Homme ou femme ? Les ombres étaient trop distendues pour remarquer un détail probant. Ce ne pouvait être qu’un couché car les volets étaient ouverts. L’inconnu d’en face allait certainement les fermer pour dormir. Je terminais mon café presque froid pour guetter le divin moment de la capture d’intimité, comme un prédateur dans la nuit va surgir pour fondre sur sa proie. Les mouvements se rapprochèrent de la fenêtre. Le stress de la découverte se joignait au temps qui défilait maintenant trop rapidement. Il m’était particulièrement insoutenable de devoir partir avant de voler un peu d’intimité. J’étais stoïque, pressé de découvrir, limitant au maximum les battements de mes paupières afin de ne rien rater. Et puis l’ombre passa devant la fenêtre. Indéniablement il s’agissait d’une femme. Une bonne nouvelle. Sa tenue vestimentaire allait m’en apprendre beaucoup sur elle et de ce qui l’a fait se coucher si tard. Puis je la verrai se déshabiller et je profiterai du spectacle comme un spectateur interdit. Et justement, je cru un court instant avoir pensé si fort de la voir se dévêtir, qu’elle s’offrit à mon regard comme si elle m’avait entendu. Elle ouvrit la fenêtre en grand et s’accouda au garde-fou. Je restai estomaqué, la bouche ouverte. Je ne pouvais m’attendre à cela. Ce qui suivit me laissa de marbre et me coupa dans mes effets. Elle devait penser la même chose que moi. A cette heure, on ne peut qu’être tranquille. Elle tournait la tête de gauche à droite laissant papillonner son regard dans la rue le plus naturellement du monde, comme s’il était trois heures de l’après-midi ! Avec un petit détail en plus, mais non négligeable :


Elle était entièrement nue.

 

LEVOYEUR pagesuivante rouge

 

A jeudi prochain !


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Les dangers de l'alcool...

... Chez les enfants de 3 ans. Moi, à 3 ans, je savais déjà où mon tonton planquait sa bouteille de gnôle. Attention pas du tout venant, du costaud, du balèze, du lourd, de l'alcool de bûcheron des plaines de sibérie. Mon Tonton, il en mettait même dans son Solex. Après en avoir bu un verre, mon Tonton, il faisait une grosse sieste. Et moi j'en profitais pour téter la boutanche quand tonton pionçait sur son fauteuil. J'ai l'alcool imaginatif, qu'est-ce que je peux raconter comme connerie quand je suis torpillé ! Mais à 3 ans, mon trip, c'était de me déguiser en "Majorette"
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