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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 12:34

LEVOYEUR audebutetaitlecommencement

LEVOYEUR pagesprecedente rouge

Le froid eut raison de ma voisine d’en face. Elle se frotta les bras pour se réchauffer et tira les volets. C’était fini. Je ne tirai de l’expérience rien de positif et rien de négatif. Ce que certaines personnes auraient trouvé comme un fait exceptionnel et auraient raconté à leurs proches sous toutes les coutures à grand renforts de détail scabreux sur l’anatomie de l’inconnue, me laissait dans un état contrarié. Etrange sensation que l’insatisfaction. Je jetais un coup d’œil à ma montre en constatant que finalement le timing était bon. Je n’avais plus qu’à sauter sur ma moto et à rejoindre mon poste. Je me relevais activement pour aller allumer la lumière quand soudain : 

ZBÂM !

Je me recouchais aussitôt sur le parquet.

« Putain de poutre ! »

J’avais subit l’implacable loi du parquet foncé. Le principe de NEWTON sur l’action/réaction. Tu te lèves, tu percutes la poutre et tu redescends aussi sec. Dans l’obscurité de mon salon, je percevais des couleurs dans mon champ de vision : bleu sur la droite, rouge en bas à gauche et une couleur que je n’avais jamais perçu au centre. J’avais tapé fort. Je cherchais du bout des doigts le point d’impact sur mon crâne : j’avais une belle bosse, un beau pet au casque. C’est quand enfin j’atteignis l’interrupteur, après avoir longé le « combi » canapé/lit/Baisodrome que je constatais un strabisme pas horizontal, mais vertical. Ne jamais combattre contre une poutre. Ça à l’air anodin et décoratif comme ça, une poutre, mais en fait c’est super vicelard. J’enfilais ma combinaison, chaussais mon casque et attrapais mon sac de survie en sécurité, contenant approximativement tout le nécessaire pour éviter de s’emmerder sec.

C’est que la sécurité, quand il ne se passe rien : c’est chiant. Mais il ne faut pas se plaindre, car s’il se passe quelque chose, ça part très vite en béchamel infernale. Si vous voyez un agent de sécurité en train de soupirer, les bras croisés, ne vous dites jamais qu’il s’emmerde comme un rat crevé. Un agent de sécurité ne se fait jamais chier. Non : Il veille !

Il veille à ce que rien n’arrive... pour continuer à buller tranquille :o)

Dans mon cas il était rare que je me lève à trois heures du mat’. Pour moi, c’était vraiment une heure pour se coucher, habitué que je suis, aux concerts, spectacles, plateaux télé, parfois meeting politique et autres événements artistiques. Habitué à faire ma ronde, à contrôler, à vérifier, à anticiper. Je voyais la vie en rouge et en vert : En rouge pour la sécurité incendie et en vert pour l’évacuation. Mon manager me collait n’importe où. Je m’adaptais facilement. D’autant plus facilement que les règles de la sécurité ainsi que la nomenclature sont les mêmes pour tout le monde. Donc l’endroit me souciait peu, sauf pour cette vacation pour laquelle je savais que mes compétences n’allaient pas être requises. Il s’agissait de faire du gardiennage dans un gigantesque parc automobile dans la banlieue sud de Paris. Mon manager ne m’avait pas trop laissé le choix. Avec le recul, je pense que j’aurai dû l’envoyer balader. Mon travail consistait à ouvrir une grille, fermer une grille, ouvrir une grille, fermer une grille pour laisser entrer et sortir des camions porte-voiture, plus communément appelé « Porte 8 » Il n’y avait rien de véritablement compliqué, aucune ronde à faire, juste à attendre qu’un véhicule se présente. Ce n’était pas un nouveau contrat. Je faisais un remplacement temporaire de personnel, en attendant que la boîte trouve un ADS pour me remplacer. Du coup, je ne savais véritablement pas combien de temps j’allais errer dans cette galère, mais ce que je savais, c’est que la semaine suivante allait être plus cool au niveau des horaires. Au lieu de faire 5H/14H, je ferai 14H/23H, ce qui correspond plus à mon rythme, mais pas au rythme de ma chère voisine. J’allais avoir un dilemme à régler. Il y avait un autre problème sur lequel mon manager ne s’était pas étendu : Le pourquoi de l’absence de l’ADS à son poste. Pourquoi ne m’avait-il pas dit franchement la vérité, plutôt que d’attendre qu’elle circule parmi l’équipe ?

Certes un genou pété, ça fait mal...

 

LEVOYEUR pagesuivante rouge

 

A dimanche prochain !

BizZz à tous

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Système de Sécurité Incendie

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NUMEROS D'URGENCE

POLICE 17
POMPIERS 18
SAMU 15
KRONENBOURG 1664
PASTIS 51
GET 27
EKU 28

Classes de Feu

CLASSE A Feux de solides. Feu produisant
des braises (Barbecue, merguez
cramées, etc.)

CLASSE B Feu de liquides (Vodka, cognac)
Boire APRES avoir éteind la flamme
CLASSE C Feu de gaz (Pets flambés) Juste
Après avoir passé la classe A et B,
La cause responsable de nombreux
départ de feu de pantalon, appelé
aussi le syndrôme de "l'anus braisé"
CLASSE D Feux spéciaux (métaux, artifice)
CLASSE F Feux domestiques (un remix des
trois premières classes de feu)
CLASSE X Filles en chaleur. Feu maîtrisable
de petite culotte ou de string. Ne
jamais utiliser d'extincteur, toujours
arroser à la lance à incendie.
CLASSE Q Feu non maîtrisable de fille en
chaleur. Nécessite l'intervention
de 3 casernes de pompiers pour
éteindre une fille qui a le feu au Q

Les dangers de l'alcool...

... Chez les enfants de 3 ans. Moi, à 3 ans, je savais déjà où mon tonton planquait sa bouteille de gnôle. Attention pas du tout venant, du costaud, du balèze, du lourd, de l'alcool de bûcheron des plaines de sibérie. Mon Tonton, il en mettait même dans son Solex. Après en avoir bu un verre, mon Tonton, il faisait une grosse sieste. Et moi j'en profitais pour téter la boutanche quand tonton pionçait sur son fauteuil. J'ai l'alcool imaginatif, qu'est-ce que je peux raconter comme connerie quand je suis torpillé ! Mais à 3 ans, mon trip, c'était de me déguiser en "Majorette"
Va savoir ce qu'il se passe dans la tête des gamins...
RA-TA-TATA-RA-TATA-TATA
POUET-POUET !