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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 12:30

LEVOYEUR audebutetaitlecommencementLEVOYEUR pagesprecedente rouge

 

Certes un genou pété, ça fait mal...

Mais un genou pété à coup de batte de base-ball, par trois inconnus vêtus de noir et cagoulés qui t’attendent en pleine nuit, à la fin de ta vacation. Ce n’est pas un accident de ski. Le pire, c’est que les trois individus ne lui ont rien volé, et ils n’ont même pas voulu pénétrer sur le site. Des circonstances d’autant plus étranges que l’on m’a décrit Bakari, celui que je remplace, comme un type sans histoire, ne prenant jamais de risques inconsidérés. Pour tout le monde, c’était clair. Bakari avait certainement reçu des menaces qu’ils n’avaient pas pris au sérieux. Par contre les menaces ont été mises à  exécution. Maintenant pourquoi ? Même les policiers se posent la question, Bakari ne comprenait pas  ou faisait semblant de ne pas comprendre. Le mobile. Peut-être avait-il des dettes de jeu qu’il ne pouvait pas rembourser ? Il n’y avait donc aucun motif professionnel, cela ne pouvait être que personnel. Maintenant le fait que mon manager ait été très étourdi, oubliant de me dire que l’absence en cause, était due à une agression, me laissa perplexe. Peut-être en savait-il plus qu’il ne voulait ou pouvait en dire. Pour moi, il était clair que la plus grande circonspection allait être de mise.

On ne taquine pas mes articulations à coup de batte de base-ball.

Le premier ingénu qui s’approche de trop près, je lui liquéfie sa race !

Je lui « Blitzkrieg » sa tronche.

Me dis-je en enfilant mon casque. Pas trop fort, car je pouvais ressentir la pression de celui-ci sur ma bosse. Je revoyais l’inconnue, nue, me demandant comment je pourrais, encore une fois la surprendre dans le plus simple appareil. Comme je considérais que ce n’était qu’un pur coup de chance, et qu’il n’était pas dans mes intentions de veiller une nuit entière pour l’apercevoir de nouveau, je gardais en mémoire l’impression générale de la belle. Mais je me demandais comment j’avais pu passé à côté tout ce temps à rentrer chez moi par des heures indues, sans voir une seule fois cette lumière dans la nuit.

J’enfilais mes gants. J’étais paré.

La route est facile à cette heure, pas besoin de passer entre les véhicules pour se frayer un chemin. On ne croise que des camions. Je me colle à gauche et je roule. Je ne suis pas un dingue de vitesse. La moto n’est qu’un moyen. Le seul avantage que j’y vois, c’est de pouvoir la garer facilement. C’est tout.

Ca marche pas mal sur les nanas aussi. La moto n’est qu’un moyen...

v-ritables-rillettes-des-24-heures-du-mans.jpgJe m’éloignais de plus en plus de la Capitale pour arriver en pleine campagne. On le sait quand on arrive en pleine campagne. On croise des hérissons, on croise des lapins, on croise des renards, on les croise surtout sur la route : ils sont plats, éclatés en bouillie sanguinolente, et étalés sur dix mètres. Phénomène plutôt rare dans les rues de Paris. Et puis ça fouette, la campagne. Ça sent plus fort que la station de RER « Chatelet-Les-Halles » c’est pour vous dire. J’arrivais tranquillement, à allure réduite, dans la nuit noire sans aucun point de repère. J’avais l’impression de prendre un bain dans de l’encre de Chine. C’était le « Schwarz » complet, un ciel sans lune. Quand soudain, le panneau de sortie correspondant apparu. Je m‘y engageais. Il n’y avait aucun panneau d’indication du site, juste un souvenir :

« Dès que tu es sorti de la Nationale, tu prends la première à droite. Tu ne peux pas le rater »

Rater quoi ?

Je ne voyais rien d’autre que ce qu’il y avait dans la lumière de mon phare. J’aurai pu croiser un troupeau d’éléphant sans m’en rendre compte tant l’obscurité était totale. La petite route était bordée d’arbres à gauche et à droite donnant encore plus un effet pesant. Je comprenais la peur qu’avait dû avoir Bakari quand les trois individus lui ont sauté dessus. C’était très facile de se cacher. Je n’étais pas confiant et je décidais de m’arrêter pour « sécuriser la zone » à la torche. Une torche électrique puissante pouvant éclairer jusqu’à 200 mètres. Accessoirement je pouvais aussi m’en servir comme matraque.

Mais pas comme batte de base-ball.

 

LEVOYEUR pagesuivante rouge

 

Bon dimanche !

Pascal


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pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - dans LE VOYEUR
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commentaires

Nounedeb 17/10/2010 17:06


Salut S.G. Non mais vraiment, rire ainsi d'un pauvre écureuil transformé en feuille morte, à moins que ce ne soit ton scalp - j'attends Jeudi pour voir.


pascaldinot 18/10/2010 04:14



Oui, ma nounedeb.


Faut dire que c'est un peu stupide un animal..


ça traverse la route sans regarder !


Et SPROUITCH une pizza au renard ou au hérisson :o)


Je te biZzzZZ tout plein ma sorcière bien aimée !


Pascal



MERCIHARAKIRI 17/10/2010 15:49


T'as raison que ça fouette la campagne ! Moi j'y vis , à moins d'une borne de la station d'épuration . C'est génial , quand le " vent" est favorable tu peux savoir ce que tes voisins ont bouffé la
veille ! C'est un site de cuisine olfactif , t'es connecté malgré toi ! Et fait gaffe ; à la campagne y a aussi des trols, des farfadets , et pleins d'esprits malins , non je déconne ! BON DIMANCHE
TOI AUSSI . A+


pascaldinot 18/10/2010 04:12



04 H 11...


J'y vais là dans la campagne... avec la tête dans le Q


Bonne journée !



Système de Sécurité Incendie

Le voyeur - anime


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NUMEROS D'URGENCE

POLICE 17
POMPIERS 18
SAMU 15
KRONENBOURG 1664
PASTIS 51
GET 27
EKU 28

Classes de Feu

CLASSE A Feux de solides. Feu produisant
des braises (Barbecue, merguez
cramées, etc.)

CLASSE B Feu de liquides (Vodka, cognac)
Boire APRES avoir éteind la flamme
CLASSE C Feu de gaz (Pets flambés) Juste
Après avoir passé la classe A et B,
La cause responsable de nombreux
départ de feu de pantalon, appelé
aussi le syndrôme de "l'anus braisé"
CLASSE D Feux spéciaux (métaux, artifice)
CLASSE F Feux domestiques (un remix des
trois premières classes de feu)
CLASSE X Filles en chaleur. Feu maîtrisable
de petite culotte ou de string. Ne
jamais utiliser d'extincteur, toujours
arroser à la lance à incendie.
CLASSE Q Feu non maîtrisable de fille en
chaleur. Nécessite l'intervention
de 3 casernes de pompiers pour
éteindre une fille qui a le feu au Q

Les dangers de l'alcool...

... Chez les enfants de 3 ans. Moi, à 3 ans, je savais déjà où mon tonton planquait sa bouteille de gnôle. Attention pas du tout venant, du costaud, du balèze, du lourd, de l'alcool de bûcheron des plaines de sibérie. Mon Tonton, il en mettait même dans son Solex. Après en avoir bu un verre, mon Tonton, il faisait une grosse sieste. Et moi j'en profitais pour téter la boutanche quand tonton pionçait sur son fauteuil. J'ai l'alcool imaginatif, qu'est-ce que je peux raconter comme connerie quand je suis torpillé ! Mais à 3 ans, mon trip, c'était de me déguiser en "Majorette"
Va savoir ce qu'il se passe dans la tête des gamins...
RA-TA-TATA-RA-TATA-TATA
POUET-POUET !