4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 17:06

En Bretagne, il ne faut pas confondre Pornic et portiques...

Pascal

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 18:11

En voilà une drôle d'idée.

Pourquoi laver sa voiture quand il pleut ?

Parce qu'il pleut justement !

Je ne lave jamais ma voiture pourtant.

Mais aujourd'hui j'ai tenté l'expérience.

Tandis que je frottais la carrosserie avec une éponge, sans détergeant, juste à l'eau de pluie, J'en profitais pour récupérer l'eau de la gouttière dans un sceau.

Quand j'avais termine un côté de la voiture, le sceau très vite rempli, me servait pour rincer.

Et ainsi de suite...

finalement, une vingtaine de minutes après.

Ma voiture était toute propre.

Mouillée mais toute propre.

L'eau : Gratuite.

Pas de pollution car pas de détergeant.

Pas besoins de rincer la voiture au jet d'eau, puisqu'il pleut..

Economie d'eau et d'argent.

J'ai la fibre écolo !

content !

donc, Je suis rentré à la maison trempé jusqu'aux zoo.

Parce que c'est de là que je revenais avec la voiture.

Je me suis jeté dans la baignoire, très fier d'avoir participé à la protection de la planète.

Par contre, j'étais tellement gelé, que je suis resté 30 minutes sous l'eau chaude de la pomme douche ! Après l'effort le réconfort !

Pour finir par étuver dans mon bain, dans lequel j'ai versé deux verres de bain moussant.

J'aime bien la mousse !

Pascal

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 19:42

La conversion à une religion est un acte de foi.

On peut se convertir à l'Islam,

La conversion se faisant la récitation sincère de la profession de foi

On peut se convertir au Bouddhisme,

La conversion se faisant par la prise de refuge

On peut se convertir au Christianisme,

La conversion se faisant par le baptême

On peut se convertir au judaïsme,

La conversion se faisant par la circonsition

On peut se convertir à la finance

La conversion c'est Euro / Dollar

 

Pascal DINOT

 

 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:14

1993...

C'est vieux.

Une année avec un mauvais souvenir.

Une séparation brutale et inattendue.

Je la trouvais belle.

Il faut croire que je n'étais pas le seul.

C'était il y a vingt ans.

Je ne me souviens plus de son prénom.

Elle ne se souvient certainement pas du mien, à mon avis.

Mais par contre, il y a une chose dont je me souviens.

C'est la chanson qui passait à la radio.

Une chanson si mélancolique qu'elle me donnait envie de jeter le poste par la fenêtre.

Ce n'était vraiment pas le moment...

Moi qui avait plutôt pour habitude, d'écouter les symphonies auto-destructices de NINE INCH NAILS ou autres concertos apocalyptiques en guitare majeure de MINISTRY.

Et les PIXIES, aussi...

Je ne l'ai entendu qu'une seule fois.

Assez pour que ce sentiment de solitude soit ancré avec.

Mais elle est restée sagement au fond de ma mémoire.

Et puis le temps passe...

C'est sans nul doute, une très belle chanson et un formidable vidéoclip de Michel GONDRY.

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:28

Purée de Piment (Recette Camerounaise)

Aussi appelée Sauce debout les morts !

 


 

 

sauce camerounaise 002

Sébastien, un ami, m'a donné quelques piments antillais afin de faire de la sauce piquante. Je ne suis pas un "pro" dans le domaine de la sauce piquante, même si je fais mon "Harissa" moi-même. C'est juste ce petit côté très personnel de ne pas avoir la "sauce à tout le monde" Cependant, et avec ce fabuleux été pourri 2012, les piments n'ont pas été de très bonne qualité pour que je puisse faire de la "Harissa Maison" Résultat, plus de sauce piquante dans le réfrigérateur. Un problème pour moi quand il s'agit d'accompagner mes tajines et mes Keftés... Diantre ! Morte-couille ! Par le gland du chêne pubère ! Il est impossible de rester dans cette situation intenable.Voici donc que Sébastien m'adresse la fameuse recette de la purée de piment (Voir photo ci-dessus) j'avoue que je suis resté perplexe. Je souhaite faire de la sauce, pas du T.N.T :

Ingrédients : quelques piments antillais, de ail, un oignon, tomates, gingembre, un bouillon cube dilué dans un peu d'eau. 

sauce-camerounaise-008.jpgsauce camerounaise 006L'idée est assez simple. Il faut tout débiter en petit cube et mettre l'ensemble dans un mixeur (photo de gauche) et tout mixer jusqu'à ce que l'ensemble ressemble à une purée de hamster (Photo de droite) Rien de bien dangereux sauf que je conseille vivement d'émincer l'oignon AVANT les piments. Ceci pour une raison très simple.

Dès que vous aller découper les piments, vous aller en avoir plein les doigts et sous les ongles. Il faut vous souvenir que l'effet "piquant" du piment est ressenti surtout sur la langue, et la langue est une muqueuse. Si vous avez le malheur de vous frotter les yeux, parce que l'oignon vous fait pleurer, vous aurez l'impression qu'un peloton de CRS vient de bombarder votre cuisine avec des grenades lacrymogènes. Idem pour le nez ou pour toutes autres formes de muqueuses...

Maintenant il faut goûter pour rectifier l'assaisonnement. Faites un signe de croix ou une quelconque prière... Parce que c'est fort... Je devrais même dire : c'est une expérience extrême.

Précaution d'emploi : Je déconseille fortement l'absorption de cette recette aux enfants, aux malades cardiaques, aux femmes enceintes, à toutes personnes ayant des antécédents médicaux à risques. Les effets indésirables sont nombreux : Perte de conscience, myopie passagère, température anale anormale avoisinant les 72°, tremblements, paralysie faciale, hallucinations, paranoïa, soif, envie de manger un extincteur, etc.

 

Ne pas oublier que ce qui pique à l'entrée, pique aussi à la sortie...

 

sauce-camerounaise-010-copie-1.jpgJ'avais, par précaution d'hygiène, stérilisé mes pots. Nul besoin. Je me suis vite aperçu, après avoir renversé un peu de sauce sur le plan de travail, que celui-ci avait été décapé. L'éponge qui m'avait servi à essuyer avait été rongé. Alors ce ne sont pas deux où trois bactéries qui vont venir se développer dans ce milieu hostile.

C'est ainsi que je me suis aperçu du potentiel insoupçonné du produit. Il y avait certainement d'autres applications industrielles à étudier

J'ai donc commencé certaines expériences et voici mes conclusions :

 

 

Hygiène corporelle

- Pour le traitement du tartre dentaire, attacher fermement le patient à une chaise, lui bloquer la mâchoire et badigeonner la zone à traiter.

- Pour le blanchiment des dents, opérer avec une brosse métallique sur les dents, les poils en plastique ne tiennent pas le choc corrosif...

- Pour les verrues plantaires, appliquer une seule goutte de purée de piment sur la verrue, et serrer les dents (préalablement blanchie :o)

- Agit de manière efficace sur la constipation (en suppositoire)

Bricolage

- Pour décoller le papier peint sans effort, laisser le pot de purée de piment ouvert 24 heures dans la pièce, portes et fenêtres fermées. Le lendemain le papier s'est décollé tout seul.

- Appliquer une goutte de purée de piment sur les piqûres de rouille.

- Idem pour décaper efficacement les peintures, sur toutes les surfaces.

- Débouche les canalisations (voir constipation)

Jardinage

- Ajouter quelques gouttes de purée de piment à 5 litres d'eau dans un pulvérisateur.

- Efficace instantanément sur les mauvaises herbes... sur les bonnes aussi.

- Fait fuir tous les insectes, les chats, les chiens, même les voisins...

- Détruit les mousses et lichens, les pierres, les tuiles, ronge le plastique.

- Effet étrange : change la couleur des taupes.

Mécanique

- Ajouter une cuillère à café de purée de piment dans un mélange pour décalaminer un pot d'échappement.

- dégrippe les serrures et toutes pièces mécaniques coincées.

Self-Défense

- Préparer un mélange à base d'alcool à brûler et de purée de piment dans un pulvérisateur portatif. Plus efficace que les "spray" au poivre. Nécessite cependant le port de gants avant utilisation.

 

Donc, depuis cette découverte, j'ai décidé de ne pas mettre ma purée de piment au réfrigérateur. Mais très logiquement de la déposer avec les autres produits détergents avec un étiquetage adapté aux produit dangereux : 

 

sauce camerounaise 014sauce-cam-002.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sinon... Vous pouvez aussi en manger :o)

 

 

 

 

MARGUERITE TEREBENTHINE

roman au format numérique par Pascal DINOT

La fin du monde à la française est enfin disponible sur Amazon.fr

Et elle commence le vendredi 13 juillet 2012

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 15:48

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Contact !


« Pascal ? » me demanda Caroline


« OUI ! HEIN ? »


Je redressais vivement la tête juste avant de percuter la table. Ouvrant des yeux ronds comme des trous de lavabo et affichant l’air totalement ahuri, d’une miss France qui vient de gagner le titre de plus « belle gourdasse nationale ». Un filet de bave reliait ma bouche à la paume de ma main tandis que ma lèvre supérieure restait collée à ma narine. Mon brusque réveil avait ébranlé la table et j’étais conscient, cette fois-ci, d’avoir rompu des équilibres. En particulier celui de mon verre cartonné contenant cinquante centilitres de soda citronné qui basculait inexorablement pour se renverser sur mon pantalon. Je donnai un vif coup de rein pour reculer mon siège et j’attrapais au vol, mon verre en chute libre.

Lui aussi.

Entre les gros emballages éventrés des hamburgers qui gisaient sur mon plateau gras. Hamburgers qui faisaient la fierté de ce fast-food et je nommerai en particulier le « cholestérol with cheese » ainsi que « l’infarctus au bacon » je trouvais un dépliant sur la conquête spatiale soviétique. C’est con les rêves. Je reposais mon verre en secouant la tête et puis soudain un frisson me traversa.

J’étais normalement accoudé à la table d’une terrasse d’un café parisien…

Pas dans un fast-food.

Je redressais la tête doucement. Caroline était toujours en face de moi, toujours aussi belle. Son visage respirait le calme, la plénitude et la sérénité et elle ne parlait pas. Elle esquissait un petit sourire et s’inquiéta de ma santé. Son visage n’était pas le même d’avant ma chute libre. Elle avait les traits un peu plus marqués. Elle réitéra sa demande.

« Pascal ? Ça va ? »

Je répondis un timide

« Oui.. »

Sa voix était douce et réconfortante, la même voix qui rassure les enfants de leurs terreurs nocturnes.

Des enfants ?

J’ai eu du mal à déglutir sur l’instant. Je crois même que ma respiration s’est arrêtée. Nous n’étions pas deux à la table de ce fast-food, mais quatre. Sur ma gauche, un préadolescent, les cheveux en pétard, arborant son t-shirt effrayant de son groupe de black-speed-indus-métal-hardcore favori du moment, tenait entre ses doigts gras une console de jeu portative. La dextérité avec laquelle il appuyait sur les boutons laissait présager un long entrainement et une maîtrise acquise par des heures de pratique. Par contre le regard vide et dépourvu de la moindre étincelle d’intelligence avec lequel il regardait l’écran de sa console n’était pas rassurant ni pour son avenir ni pour son équilibre mental. C’est quand il tenta d’attraper la paille de son verre de soda avec la bouche sans quitter ni des mains ni du regard sa console de jeu, qu’une vive inquiétude monta en moi. Puis soudain, un large sourire satisfait accompagna ses paroles tandis qu’il me montrait le résultat de son acharnement sur l’écran.

« Papa ! Papa ! Regarde j’ai réussi à découper le KRAZAR rouge en deux, au niveau du ventre avec le taille-haie électrique»

Deux choses m’ont aussitôt fait réagir. Dans ce jeu, pour être sûr que le KRAZAR rouge ne survive pas à une attaque, il faut le découper, non pas horizontalement, mais verticalement. Ceci pour la bonne raison qu’il peut encore se déplacer sur ses bras et t’attaquer avec sa mâchoire. Tandis que verticalement, il va laisser ses entrailles et sa cervelle par terre. Mais pour se faire, il faut la tronçonneuse, que normalement il aurait dû avoir chez ALBAR le terrible.

Mais le plus important de tout : pourquoi m’a-t-il appelé papa ?

Sur ma droite, une petite fille brune avec des couettes, balançait ses pieds dans le vide en fredonnant une chanson. Elle ne devait pas avoir plus de 5 ans et la chanson qu’elle fredonnait était une des plus difficiles que j’ai eu à apprendre :

« Deux fois deux quatre, deux fois trois six, deux fois quatre huit, deux fois cinq dix… »

Simultanément, elle s’évertuait à démonter méthodiquement le jouet inutile « made in China », accompagnant son menu pour enfant, avec le coupe-ongle de sa mère. La petite dégageait quelque chose d’absolument effrayant. Tout sur son plateau était « rangé » Le papier gras enveloppant son hamburger était plié, les frites restantes étaient alignées les unes à côté des autres, parfaitement parallèles, et de la plus grandes à la plus petite. Il dégageait de son plateau une atmosphère géométrique maîtrisée, une froideur mathématique et une logique sans faille. L’exact opposé de son frère, dont le plateau avait des airs de champ de bataille. Ce dernier venait de poser son coude dans un reste de mayonnaise, qu’il tenta, par un reflexe absurde, de lécher tout en continuant de jouer. S’apercevant qu’il n’était pas assez souple pour faire venir son coude à sa bouche et qu’inversement sa langue n’était pas assez longue, il abandonna rapidement la manœuvre car il ne lui restait plus que 17 points de vie. La mayonnaise n’étant plus sa priorité et encore moins son ennemi, il reposa son coude dedans.

 « Ne serait-il pas plus facile de mettre ton jeu sur pause et de t’essuyer le coude ? » Demanda Caroline très détendue.

Le préadolescent répondit par un borborygme guttural s’approchant plus du rôt, que d’un son émit volontairement avec ses cordes vocales. Ce dernier avait quelques difficultés pour garder son coude stable dans la mayonnaise au moment même où le KRAZAR rouge se redressait sur ses bras, la bave aux lèvres et d’une humeur massacrante car pas du tout content d’avoir été découpé en deux. J’admirais la patience de Caroline. Elle prenait le chemin le plus long et le plus difficile pour l’éducation de ses enfants en faisant abstraction de la situation présente en attendant la prise de conscience de sa progéniture. Me concernant, j’étais plutôt dans la situation à prendre des raccourcis éducatifs, et, en particulier, ceux dont la distance séparaient la paume de ma main de la joue du préadolescent metalleux. Cependant j’allais me délecter des minutes à venir quand le KRAZAR rouge, désormais vert de rage, se jetterai sur son guerrier niveau 32 pour lui becqueter les mollets et lui déboiter les rotules.

J’étais devenu un père de famille avec tout ce que ça incombe.

Mais que s’était-il donc passé ?

Quinze ans…

Il s’était passé quinze ans.

Comme un claquement de doigt.

Tout me revenait d’un coup en mémoire. Entre le moment de notre première rencontre et maintenant.

Caroline.

Sa voix était captivante et douce. Il ne faisait nul doute que les deux enfants étaient les siens. Cependant, j’avais un mal fou à concevoir que ces deux rejetons étaient aussi les miens. Surtout la petite !

Caroline me regardait avec les yeux d’une femme totalement amoureuse et conquise. Je pouvais sentir qu’elle profitait des moindres secondes en ma compagnie. Des soupirs langoureux, des regards complices ponctuaient les minutes qui suivaient. Minutes rythmées par les exclamations de stupéfaction du préado, voyant la moitié supérieure du KRAZAR rouge lui raboter inexorablement les points de vie de son guerrier niveau 32, à grand coup de canine aiguisées. Tandis que la petite continuait de réciter ses chansons sans la moindre erreur :

« Douze fois douze cent quarante quatre, douze fois treize cent cinquante six, … » En dodelinant de la tête et en continuant à balancer ses pieds dans le vide, tout inspectant du bout des doigts et avec circonspection le jouet inutile totalement désossé.

Caroline.

Nous buvions à l’ivresse, ce bonheur liquoreux. Comme ces cocktails sucrés et doucement alcoolisés, que l’on vous sert sur des plages confidentielles, recouvertes d’un sable unique et rare, de quelques îles perdues des caraïbes ou du pacifique. Ces îles perdues, seulement accessibles par la mère, où ses enfants habillés de pagne, collectionnent des coquillages, taquinent les crabes, et font des châteaux de sable en Espagne.

Flottant au gré des vagues, d’une mère turquoise, aux yeux noisette, je souriais béatement à la vie, baignant dans la mollesse bienheureuse, et finalement, d’un mari aimant et d’un père comblé. La vie ne vaut d’être vécue que si l’on s’abandonne vraiment à elle.

Je suis tombé…

Amoureux de Caroline.

Un dimanche... C'était un dimanche.

 

Pascal DINOT

 


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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 15:48

Tombé amoureux un dimanche (2/3) suite..

 

J’étais accoudé à la table d’une terrasse d’un café parisien et je la regardais parler. Je ne l’écoutais plus depuis longtemps. J’avais jeté l’éponge. Je la voyais minauder, juger, affirmer, en joignant le geste à la parole, et sans tenir compte de mon avis. Pourtant je n’attendais que ce moment furtif où elle reprendra sa respiration. Cette vive interruption du son pour enfin lui avouer combien je la trouve belle et séduisante. Combien il m’est intolérable de ne pas la tenir dans mes bras. Combien l’attente insupportable de l’embrasser est plus douloureuse qu’un millier d’aiguilles plantées dans mon dos. Puis, je me lèverai pour m’approcher d’elle, inexorable. Je lui caresserai la joue du bout des doigts en plantant mon regard dans le sien. Je lui rangerai sa mèche derrière son oreille d’un geste doux et délicat, mais ferme et viril.

Sa mèche m’obéira.

Je l’embrasserai comme on porte une estocade. Impitoyable.

Devant tout le monde et sans retenue.

Peut-être un jour férié ?

Mais je n’ai pas ce courage. Comme tous les autres hommes, je vais lui mentir pour enjoliver la triste réalité. Je vais me comporter comme un lâche pour avoir ma pitance, pour flatter mon ego, pour faire briller mon orgueil. Nous ne sommes jamais ce que nous voulons vraiment être.

Caroline.

Elle défiait les lois de la nature humaine. Voilà une heure et demie qu’elle parlait sans arrêt, sans avoir touché à son diabolo-grenadine et sous le soleil. Pas le moindre signe de soif, pas le moindre voile de transpiration, pas le moindre signe d’essoufflement et pas le moindre signe de fatigue.  J’avais en face de moi une machine, un « TERMINATOR » à talons spécialement programmé pour faire plier les hommes. C’était certainement le dernier modèle, le plus évolué. Il fallait que je me rende compte de ma situation : j’étais faible comme un nouveau-né face à cette nouvelle menace. Elle n’aura aucune pitié, elle sera impitoyable et elle ne s’arrêtera jamais.

Je la regardais parler.

J’étais accoudé à la table d’une terrasse d’un café parisien, le menton bien calé dans la paume de ma main, luttant vaillamment contre une terrible torpeur induite par l’interminable  flot de parole, aussi saoulant qu’une bouteille de Vodka.

Je tempérai un soupir de lassitude. Il ne fallait surtout pas que je lui montre mon épuisement et je devais tenir.

Me laissera-t-elle lui dire que je la trouvais joliment habillée, dans son chemisier blanc cintré, dans sa petite jupe légère et dans ses chaussures à lanières qui lui terminaient si finement ses jambes ?

Non.

Bien sûr que non.

Elle le sait déjà qu’elle est belle.

Son flot de parole anéantissait en moi toute résistance aussi certainement qu’une anesthésie générale, aussi certainement qu’une injection de pentothal. J’étais accoudé à la table d’une terrasse d’un café parisien, le menton bien calé dans la paume de ma main et dans quelques minutes, mes paupières se fermeront. Je ressentirai cet agréable engourdissement ouaté du sommeil venant, annihilant toutes mes forces et laissant la gravité reprendre ses droits. Mon menton glissera doucement de la paume de ma main vers mon poignet. Délicatement, ma bouche prendra la place de mon menton. Le son ambiant diminuera, d’un brouhaha, à quelques paroles dans un tunnel, puis à un chuchotement pour enfin atteindre le silence absolu : le 0 décibel. Un filet de bave viendra couler et se glisser entre mes dents et mes lèvres pour venir humecter la paume de ma main. Ceci aura pour effet de la lubrifier accélérant la chute de ma tête vers la table. Comble du ridicule de la situation : le dessus de ma lèvre supérieure n’étant pas en contact avec la bave et donc sec, s’accrochera à la paume de ma main et se retournera pour venir se coller à mon nez en me bouchant une narine. Cette position inconfortable laissera à mon tortionnaire en jupe, la vision très singulière de l’alignement approximatif de mes dents jaunies, et du magnifique morceau de basilic à moitié mâché, coincé dedans. Mais de plus, ma ventilation nasale étant réduite de moitié, l’afflux massif d’air dans une seule narine, me tirera un ronflement grotesque et inadéquat à la circonstance.

 

« Veuillez nous excuser pour cette interruption momentanée de l’image et du son »

 

Pourrait dire une belle speakerine des années 60 avec une voix suave et rassurante.

Mon inconscient, désormais seul maître à bord, tentera désespérément de rétablir la lumière à tous les étages. En vain. La seule chose qui me faisait tenir dans un équilibre précaire est un affaissement de toute la structure de mon squelette coincée entre la table et le siège. Puis je serai pris par quelques soubresauts réflexes, reculant temporairement le douloureux impact de ma tête sur la table. Phase finale de mon endormissement définitif.

Et puis soudain, changement de décor.

J’étais parfaitement éveillé.

J’étais tout nu.

Il y avait beaucoup de vent.

Rectification : il n’y avait pas de vent.

Je me déplaçais dans l’air à grande vitesse. Nuance.

Plus exactement, je tombais en chute libre.

Alors j’ai paniqué deux secondes, en tentant inutilement de m’accrocher à quelque chose. Sous moi, s’étendait l’immensité du continent européen, caché par quelques masses nuageuses qui s’étalaient sur un grand quart nord-ouest, annonçant des pluies en fin de journée. Etrangement, je n’étais pas inquiet car je me savais dans un de mes rêves aussi tordu que d’habitude. Et puis, avant de m’endormir, j’avais prévu de m’équiper d’un parachute. Mais pas d’un slip. La chute était plutôt agréable, il n’y avait pas un bruit, à part le sifflement continu de l’air dans mes oreilles. Je m’essayais à quelques figures de style : Le surfeur californien, le karatéka année 70, la majorette, quand soudain j’aperçu venant de ma gauche, un cosmonaute soviétique de l’ex URSS, dans sa lourde combinaison spatiale, tenter une intrépide et aérienne brasse, pour venir à ma rencontre. Difficile de faire celui qui ne l’a pas vu quand on fait l’imbécile à poil en tombant à 200 km/h. Je le saluais timidement. Le Colonel Wladimir PISSANDLOV abattit sur mon épaule son imposante main gantée qui lui faisait des doigts gros comme des saucisses de Toulouse. Il s’accrocha vigoureusement à mon épaule et souleva la visière dorée de son casque. Il avait visiblement quelque chose d’important à me dire, un message à me transmettre du plus haut intérêt. Je haussai les épaules et je fis une moue désolé en m’excusant à l’avance

« Désolé, je ne parle pas russe ! »

« Moi si ! » Me répondit-il « Mais là n’est pas le problème. Tu dois protéger tes roubignolles. » En indiquant mes testicules de son gros index.

Cela faisait longtemps qu’un adulte mâle ne s’était pas préoccupé de mes attributs masculins. Juste ce honteux souvenir du cour préparatoire durant la visite médicale. Nous autres, petits garçons, alignés en rang, allions se faire « tâter » le paquet pour voir si les cacahuètes étaient bien descendues dans leur coque. Nous étions tous impatient et nous aspirions tous à nous faire ausculter par cette femme médecin, qui sentait bon le patchouli, et qui avait les mains douces et une paire de seins obusier, gigantesque, fantasmagorique. Mais à notre plus grand regret, nous tombions sur ce vieux pervers à moustache, qui sentait le tabac brun et qui avait les mains rugueuses et plus abrasives que de la toile-émeri. En dessous de moi, l’immensité du continent européen avait réduit au territoire français. Je chutais à une vitesse vertigineuse. Wladimir voyant le sol se rapprocher, insista lourdement et pour la seconde fois sur le fait de me protéger les kiwis, en joignant le geste à la parole. Vision très étrange de voir s’éloigner de moi un cosmonaute hilare, les jambes écartées, se tenant les organes reproducteurs à deux mains. 

Il faut toujours écouter le cosmonaute soviétique, car le cosmonaute soviétique est fataliste. L’exemple flagrant est celui de Yuri GAGARINE qui après avoir fait un tour dans l’espace, à survoler le monde libre et est retombé en U.R.S.S : c’est vraiment pas de bol !

J’avais plutôt dans l’idée que l’instinct de survie mène l’être humain à se protéger la tête avant tout, comme tous nos gestes de défense en témoignent habituellement. Vous vous imaginez durant une bataille tous les soldats se protégeant instinctivement les baloches à chaque explosion ? La guerre tournerait vraiment au ridicule. Malgré cela, je décidais d’écouter et d’appliquer les conseils avisés du Colonel tandis que je me rapprochais inexorablement du sol. Je découvris que mon point d’impact allait être Paris. Ville reconnaissable vue du ciel à ce détail : Le périphérique extérieur est toujours bouché entre Bercy et Vincennes aux heures de pointes.

Quand on est très haut, on ne voit pas la surface du sol se rapprocher. Mais plus on se rapproche du sol et plus on prend conscience de la vitesse à laquelle on dégringole. Il était temps (petit navire) d’ouvrir le parachute. Je tirais une fois d’un coup sec sur la poignée de déclenchement.

Rien n’arriva.

Je me savais dans un rêve, donc je ne risquais pas grand chose.

Je tirais une seconde fois plus vivement sur la poignée.

Rien n’arriva.

Par contre le sol arrivait vite. Je pouvais clairement distinguer les rues.

Je tirais nerveusement une bonne trentaine de fois sur la poignée. Non pas que je risque de me tuer, mais que je déteste quand quelque chose ne fonctionne pas comme je le voudrais.

« merdemerdemerdemerdemerde ! »

Devinez ?

Rien n’arriva.

J’allais donc inéluctablement m’éclater la tronche par terre. Et puis quelque chose m’interpella. Je me voyais, en dessous, accoudé à la table d’une terrasse d’un café parisien, Caroline en face de moi. Et parti comme je l’étais, j’allais tout simplement me tomber dessus. Cet événement me fit oublier le parachute.

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A suivre...

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 12:59

Tombé amoureux un dimanche.

 

C’était un samedi ou peut-être un dimanche.

Par une douce journée ensoleillée. De ces journées éclatantes de la fin d’hiver, qui annoncent de manière tonitruante l’arrivée d’un printemps radieux. Une journée éclatante comme une ponctuation météorologique d’exclamation, un hoquet de la nature qui nous signale, qu’elle aussi, trépigne d’impatiente de retrouver les beaux jours. Et comme la nature est bien faite, elle s’arrange pour que ces journées correspondent avec un week-end.

C’était un samedi ?

Nous profitions comme beaucoup de la chaleur timide des premiers rayons de soleil. Ces premiers rayons qui réconfortent plus qu’ils ne réchauffent.

Il faisait beau et je la regardais parler.

Caroline.

Une jolie fille sucrée, pétillante, effervescente et fraîche comme le diabolo grenadine BIO et sans sucre, qu’elle avait commandé. Elle tenait sa tête ronde bien droite et bien détachée de ses épaules sur son long cou. Un petit nez droit. De jolies lèvres pulpeuses et joliment dessinées qui affichaient un sourire désarmant. Ce sourire capable de désamorcer n’importe quelle situation devenue critique, entre deux puissances belligérantes et le doigt rageur apposé sur le bouton du feu d’artifice atomique mondial. De grands yeux marron tirant parfois sur le noisette, en fonction de ses humeurs. Un regard profond malicieux et très expressif. Des oreilles rondes de lionne et une crinière brune tirée en arrière se terminant par une queue de cheval placée haut sur la tête, lui révélant le léger duvet de sa nuque sensuelle. Et puis il y avait sa petite mèche qui venait toutes les dix secondes lui barrer son front. Mèche qu’elle rangeait méthodiquement, d’un geste très précis, derrière son oreille. Mèche qui refusait promptement d’obéir à sa propriétaire pour revenir jouer sur son visage au gré de la brise légère.

Ou un dimanche ?

Je l’ai rencontré seul. Nous ne savions rien l’un de l’autre. Aucuns amis en commun. La vraie rencontre. La rencontre instinctive et spontanée sans aucune arrière-pensée. Une seule parole et le fluide est passé. Un sourire, un regard complice mais intimidé, une imperceptible rougeur sur les joues et le jeu de la séduction était lancé. Nous savions inconsciemment que nous allions nous revoir. Elle était responsable d’une galerie culturelle dédiée à l’œuvre d’un poète philosophe tchèque disparu, dont le nom était plus facile à mâcher qu’à prononcer. Le pauvre avait vécu une existence terrible, tiraillé entre la pauvreté, la faim et la maladie. Ses textes profonds, sombres et voilés d’amertume laissait pourtant transparaître l’espoir d’une vie meilleure, juste avant qu’il meurt de faim. Ou de maladie. Ou les deux en même temps. La pauvreté ne tue pas, elle garde ses victimes vivantes, c’est bien plus cruel. C’est certainement pour cette raison qu’il est devenu philosophe. Ma curiosité maladive m’avait poussé à entrer dans la galerie. Il y allait avoir une lecture de ses textes par un réfugié politique chilien. Un réfugié politique chilien qui parle tchèque, j’avais trouvé le concept amusant sans entrevoir la portée culturelle. Je lisais l’histoire sordide sur de grands panneaux quand Caroline s’approcha de moi et me présenta l’homme, son histoire, sa vie son œuvre.

Je n’ai rien retenu. Elle était si belle que j’avais perdu 1/10ème de correction à chaque œil, tant elle était éblouissante.

« Pavel est donc l’auteur d’une douzaine de conte très particuliers, qui ne lui ont jamais rapporté le moindre argent, mais dont la portée culturelle est indéniable, ceci alimenté par ce dur et constant manque de nourriture… »

Me dit-elle totalement inspirée, et moi totalement inspiré par elle, je n’ai trouvé qu’à lui répondre par une plaisanterie.

« C’est vrai qu’il est difficile d’alimenter un conte par un tchèque sans provisions… »

Au départ très fier de ma répartie humoristique, je m’aperçu rapidement de la mesure du bide intersidéral que je venais de subir. On ne plaisante pas avec la culture. Mais ses yeux pétillaient. Elle avait envie de rire, mais ne pouvait pas. Le moment qui suivit nous laissait chacun indécis et hésitant. Cet embarras dans lequel on se glisse volontiers, silencieux, attendant la réaction de l’autre. L’échange de regard, de sourire, puis une timide prise de parole simultanée, ajoutant encore plus à notre embarras. Et puis il y eut ce regard qui ne ment pas, chargé de sincérité, chargé d’émotion.

Nous étions installés à une table d’une terrasse d’un café parisien.

Elle était en face de moi et je la regardais parler.

Je ne pouvais pas faire autrement que de la regarder parler, puisqu’elle ne me laissait pas le temps, ni l’occasion, d’en placer une ! Elle parlait sans arrêt. Quand je tentais, odieusement, de l’interrompre, en levant chichement la main pour signaler que mes cordes vocales débutaient, à peine, de vibrer du souffle, qui allait composer un futur « oui » ou un enthousiasmant « moi aussi » elle intervenait délicatement, mais efficacement. Elle apposait ses mains douces sur la mienne et en exerçant dessus, une pression verticale destinée à ma main de retrouver le contact rassurant de la table. Et ceci, sans arrêter de parler. Paroles qui, pendant ce temps, se faisaient plus mielleuses, plus compatissantes, presque maternelles dont le but clair et non dissimulé, était de me faire comprendre qu’il était inutile de résister. Elle aura toujours le dernier mot et il valait mieux que je ferme ma gueule, plutôt que de l’ouvrir et de dire des conneries. Conneries qui n’ajouteront rien d’intelligemment constructif, à la discussion que nous avions.

Ou plutôt : à la discussion qu’elle avait.

Un mercredi ???

Elle parlait vite, passant d’un sujet à un autre, sans aucune transition. Elle composait des phrases interminables en exploitant plusieurs thèmes simultanément et n’ayant aucun rapport entre eux. Du moins, rapports que nous, les hommes, nous ne pouvons aucunement faire, car la liaison est dépendante de la fumeuse... de la fameuse, logique féminine. Comme les exemples suivants : Epilation et courroie de distribution. Maillot de bain et garage. Chaussures et agrafeuse.  D’un premier abord, cela semble très abstrait, mais au bout de trente minutes d’écoute attentive, vous pouvez entrevoir le début d’une explication. Au départ fugace, diffus, et puis totalement nébuleux, vous concevez la singularité de l’explication en apposant un parallélisme systématique des trente minutes précédentes sur les trente minutes actuelles d’écoute. Ce qui, je le conçois,  nécessite un considérable effort de concentration et de mémoire. Et soudain au bout d’une heure, la vérité vous apparaît comme elle m’ait apparue. Ce qui semble totalement évident pour un esprit masculin en faisant le trop rapide et très élémentaire rapprochement : Courroie de distribution / garage, ainsi qu’épilation / maillot de bain, ne l’est, pour Caroline, qu’après avoir compris comment une agrafeuse s’est retrouvée dans une de ses chaussures. Sans comprendre cette singularité, il vous est impossible de faire la liaison entre courroie de distribution / garage et épilation / agrafeuse... Non ! Chaussure…

Je suis sûr que c’était un week-end !

....

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Pascal DINOT " Héro méconnu du XXIème siècle " - dans ACTU - Dans le vif du sujet
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 15:08

C'est désormais un fait scientifique :

La consommation d'OGM provoque le cancer du poumon,

si vous fumer des " Gitane maïs "

 

Pascal DINOT

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 20:11

Je viens de comprendre aujourd'hui que l'émission " Silence, ça pousse " diffusée sur france 5, n'est pas une émission médicale animée par Michel Cymes, concernant les problèmes que pose la constipation...

 

Pascal DINOT

 

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aussi le syndrôme de "l'anus braisé"
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CLASSE F Feux domestiques (un remix des
trois premières classes de feu)
CLASSE X Filles en chaleur. Feu maîtrisable
de petite culotte ou de string. Ne
jamais utiliser d'extincteur, toujours
arroser à la lance à incendie.
CLASSE Q Feu non maîtrisable de fille en
chaleur. Nécessite l'intervention
de 3 casernes de pompiers pour
éteindre une fille qui a le feu au Q

Les dangers de l'alcool...

... Chez les enfants de 3 ans. Moi, à 3 ans, je savais déjà où mon tonton planquait sa bouteille de gnôle. Attention pas du tout venant, du costaud, du balèze, du lourd, de l'alcool de bûcheron des plaines de sibérie. Mon Tonton, il en mettait même dans son Solex. Après en avoir bu un verre, mon Tonton, il faisait une grosse sieste. Et moi j'en profitais pour téter la boutanche quand tonton pionçait sur son fauteuil. J'ai l'alcool imaginatif, qu'est-ce que je peux raconter comme connerie quand je suis torpillé ! Mais à 3 ans, mon trip, c'était de me déguiser en "Majorette"
Va savoir ce qu'il se passe dans la tête des gamins...
RA-TA-TATA-RA-TATA-TATA
POUET-POUET !

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